NEW HOTSPOTS DE… JUILLET 2017

Juillet serait-il le mois de tous les records ? Ils sont en effet une quinzaine, rien de moins, à avoir fait leur entrée le mois dernier sur la carte des hotspots. Ils sont arrivés presque pile à l’heure pour l’été, certains d’entre eux offrant du coup l’avantage insolent de quelques disponibilités pour les jours ou les semaines à venir.

Tous nouveaux, tous beaux !


Parmi eux, il y en a un qu’on attendait plus que n’importe quel autre. Il en va ainsi de l’Hôtel de Crillon, sur la Place de la Concorde à Paris qui, après quatre ans de travaux, a enfin rouvert ses portes en se parant de nouveaux atours pour le moins exceptionnels. Si on ne sortira pas bouleversé de ses chambres, en revanche les suites signatures et notamment celles dessinées par Chahan Minassian, déjà auteur du bar et du spa de l’hôtel, feront sensation. Après le Royal Monceau, voilà certainement le Palace qu’il manquait encore à la capitale, réussissant à faire concilier exception et modernité. L’Hôtel National des Arts et Métiers, second opus de Samy Marciano, ex-patron de Rodier, manquait-il lui-aussi à la cartographie parisienne ? C’est encore à voir, mais de statut d’outsider il pourrait passer aisément à celui de « very best » si on acceptait qu’il puisse y avoir plusieurs élus par catégorie car son rooftop quasi-unique à Paris à la vue non moins inédite, son savant Herbarium et surtout le remarquable travail de Raphaël Navot à tous les étages sont loin de laisser indifférent. Ce n’est pas compliqué, l’hôtel éco-responsable pensé comme une sorte d’oasis verdoyante s’est imposé dès ses premiers jours d’ouverture pourtant officieuse comme le dernier endroit où se montrer dans la jungle urbaine parisienne.

Si l’hôtellerie est devenue le nouveau business des patrons et des stars, elle s’impose aussi comme le prolongement naturel d’autres activités ayant à voir avec l’hospitalité. C’est donc tout naturellement que Joanne de Lepinay, décoratrice de son état et propriétaire avec son époux du célèbre Sail Fish au Cap Ferret s’est offert une jolie villa, baptisée Villa Voyage, pour y tenir boutique et ouvrir un premier hôtel de charme qui faisait cruellement défaut dans ce coin de paradis prisé des stars préférant l’anonymat aux unes des tabloïds. La mode est aux refuges et certains vont faire florès à l’instar de La Maison Moizeau ouverte ces jours-ci par le très talentueux et non moins charmant Alexandre Couillon à deux pas de sa Marine doublement étoilé Michelin. Là-encore cinq chambres seulement au compteur mais la même promesse de très jolis moments entre jaune solaire et mer aigue-marine.Question promesse, Misincu au Cap Corse, l’ancien Caribou des années 50, devrait s’y entendre aussi. Avec 29 chambres et suites mais aussi une dizaine de villas, deux restaurants, un bar, une piscine, un terrain de tennis, une plage et deux boutiques répartis sur 28 hectares d’oliviers parsemés de ruches, ce nouveau venu a de quoi faire sensation. Ce tour de France ne serait pas complet sans faire mention du dernier opus des Maisons et Hôtels Sibuet qui poursuivent leur aventure à la neige et la réussissent plutôt cette fois en reprenant en mains la destinée du Refuge de Montenvers à Chamonix. Avec un panorama époustouflant sur la Mer de Glace, trois restaurants, une offre mixte de chambres et suites mais aussi de dortoirs, ce second Terminal Neige devrait faire monter la température (pas trop quand même espérons-le) et faire grimper quelques randonneurs d’un nouveau genre.
Dans un genre différent aussi, puisqu’il s’agit d’une maison à louer, Kinloch, qui vient enfin d’ouvrir ses sept chambres dans la plaine sauvage de Tongue, se propose également de pointer à nouveau sur le radar un autre bout de terre réputée inaccessible : le Sutherland. À la suite de la très belle Killiehuntly Farmhouse, Wildland Ltd continue son odyssée en Écosse, redevenue enfin fréquentable. Témoin de ce renouveau également, les appartements de Locke Living récemment ouverts à Edimbourg et baptisés ici Eden. Après Londres quelques mois plus tôt, cette petite chaine entend bien faire plier à sa manière et à son échelle Airbnb avec un produit aussi frais qu’idéal sur bien des points. Question pari, Thomas Cook n’est pas en reste. En signant sa deuxième Casa Cook, toujours en Grèce mais cette fois à Kos, au large des côtes turques, le groupe anglais se rachète définitivement une conduite et s’attache le respect de ses pairs comme de toute une génération qui rêve de cet art de vivre imaginé une fois de plus par Annabell Kutucu et Michael Schickinger. Art de vivre que l’on retrouve à Bali dans la dernière aventure d’un autre duo, fondateur de la marque Gubi, Gareth Moody et George Gorrow. Leur paradis pour surfers et hispters nommé The Slow abrite non seulement quelques suites dont certaines avec piscines privées mais aussi un bar et un restaurant à l’esprit très urbain et furieusement hype mais aussi une galerie d’art, collectionneurs oblige.

De galerie d’art, il est également question à Kyoto avec la Nichinichi Gallery d’Elmar Weinmayr qui cède une partie de ses murs à une petite maison de ville à louer, Kura 298, idéale pour une personne ou un couple très amoureux ravi de partager un tatami et une vue sur un jardin de mousse en plein centre-ville. C’est une toute autre situation et un volume bien différent qui attendent les heureux locataires de la Silver Bay Villa littéralement posée sur la plage de Shelley Point à quelques 150km au nord du Cap. Cette retraite idéale a quelque chose dans l’esprit et dans son environnement de très américain à rapprocher de l’extraordinaire projet Single Thread, situé à Healdsburg en Californie composé d’une ferme, d’un restaurant et dorénavant d’un motel de cinq chambres, une fois encore, parfaitement en phase avec la nature et le cycle des saisons. Des préoccupations, avouons-le, très éloignées d’At Six à Stockholm ou de William Gray à Montréal mais qu’importe, l’un comme l’autre de ces design-boutique hôtels ont réussi le pari de rendre instantanément démodés, les Nobis et St Paul, qui deviennent désormais leurs outsiders respectifs. Changement de paysage réjouit les peintres ! Juillet s’est paré de nouvelles couleurs et c’est tant mieux !

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