SOUNDS TO TAKE AWAY… SUMMER 2016


« Time after time », la belle saison finit enfin par pointer le bout de son nez. Tout d’abord avec Sasha, l’ex acolyte de John Digweed et son titre issu de son fabuleux album de la série « Late Night Tales » qui s’étire presque à l’infini comme les belles nuits d’été ou ces « sounds to take away », 18 titres et 2 heures pile de musique à télécharger sur In Japan.

Un été san fin... ou presque !!

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On y goûte des framboises avec le « Raspberry » de Saje le duo d’électro français déjà découvert au printemps dernier, mais qu’on a envie de se passer en boucle comme un été qui s’attarderait. On y voit des papillons, de nuit bien sûr, comme ceux de Mmoths aka l’irlandais Jack Colleran, des mers imaginaires et des phares aussi hypnotiques que les rythmes de Fragments, le trio rennais qui ensorcèle et nous rappelle Sigür Ros ou les expérimentations poétiques de Nils Frahm. Autre adepte du genre et passé maitre dans l’art de la poésie électro, lyrique et tourmenté, le toujours jeune James Blake n’en finit plus de tracer son chemin et de porter sa voix dissonante aux confins de mondes parallèles avec « Radio Silence ». Mais que dire de Mélanie de Biasio et de sa vertigineuse ballade de 24″ dans ces « Blackened Cities », villes désertées pour des rivages ensoleillés et des vapeurs d’Air, le premier album envoutant de Feynman aka Yoan Feynman où tout n’est que question de voyages.
Rami Abousabe et Tamer Malki, les new-yorkais de Bedouin, ne sont pas en reste non plus et prouvent avec « Ride in the Unknown » et le titre « Hologram », leur capacité à dépayser tout comme le « Kerala Dust » de Nevada qui nous rappelle les premières heures de Nicolas Jaar et de son « Space is the only Noise », jolie exclu entendue sur Scorpios Mykonos, l’une des plus fascinantes plages au monde où l’on pourrait entendre très bientôt l’énigmatique « Orchidea » de Harold Grand Jacquot, autre frenchie à se cacher sous le pseudonyme de Maschk et qui, non content d’avoir déjà sorti un album cette année, revient ces jours-ci avec cet EP. Un EP aussi envoutant que le « Portlland » de Ashworth et son titre aventureux justement baptisé « World » à l’instar de « The Untold Story » de Dino Sabatini, titre phare de son second album Omonimo, qui nous entraine lui-aussi dans une course que l’on croirait sans fin autour du soleil. Mais ce voyage au cœur de l’été, entre la mer et les étoiles ne serait pas complet sans un hommage à Christophe qui signe un retour fulgurant que l’on espère moins éphémère que cette saison qui glisse toujours trop vite entre les doigts. Mais ce serait sans compter sur l’extatique »Darwis » de Para for Cuva (Nicolas Demuth et Jonas Lechenmayr), qui même l’été passé continuera de faire tourner le corps et les têtes encore et encore…

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