BACK FROM… AMANOI

Un uniforme blanc dans la foule, un échange de regard entendu, contact ! Le moteur a déjà été lancé, la climatisation parfaitement réglée, les mains prestement délestées des bagages, libres de se saisir d’un oshibori glacé, la chaleur peut s’évanouir, les portières s’ouvrir et le voyage commencer. La page à écrire est vierge, blanche comme la tenue à manches courtes impeccablement coupée et amidonnée du chauffeur ou les housses de siège admirablement repassées. Le 4×4 file à fière allure, la musique traditionnelle bat déjà la mesure du songe qui attend.

Au temps de l'harmonie !

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Des coussins de coton crème sont là pour apaiser les rehauts d’un trajet qui n’en comportera aucun mais qu’importe, le confort se mesure à ces détails. Le temps sera presque trop court pour se distraire de ce qui se joue au dehors, profiter du wifi embarqué, des directory books et autres menus du spa condensés dans leurs pochettes de cuir perlé ou se régaler des douceurs emboitées dans l’accoudoir. Les rizières prennent vite le pas sur la populeuse Nha Trang, puis se succèdent les côtes et les a-pics sur la mer, découvrant des tâches de bleues irréelles et quelques villages de pêcheurs aux embarcations colorées. Le Parc National de Nui Chua et ses 30.000 hectares presque vierges n’a pas volé sa réputation, Amanoi se découvre au hasard d’un énième lacet de la route, émergeant des montagnes de granit et de la côte déchiquetée par ses toits pentus en harmonie avec le ciel. La promesse d’un Vietnam caché de tous n’a jamais été aussi proche. La baie de Vinh Hy et son village coloré sont déjà dépassés.

Welcome home annonce le chauffeur, le cœur se serre déjà au simple énoncé de ce qui va sonner comme une évidence.

Clignotant. Ralenti sur image, la guérite émerge du végétal, les postures se courbent, les sourires se découvrent et illuminent les visages tandis que les grilles s’entrouvrent. Un simple mur de pierres sèches gravé de son nom marque l’entrée de ce « No’i », le lieu en Vietnamien où une fois de plus avec Aman, une certaine idée de la perfection a décidé d’élire domicile. « Welcome home » annonce le chauffeur, le cœur se serre déjà au simple énoncé de ce qui va sonner comme une évidence. L’attente est à son comble, le chemin serpentant dans les 45 hectares touffus du domaine dévoile à peine quelques mégalithes comme en équilibre, des échancrures sur la mer, la courbe d’un toit de temps à autre quand surgit le pavillon central se voulant inspiré des maisons communales traditionnelles mais dont les proportions n’ont rien de commun. Au pied de ces volées de marches interminables, on se voudrait au paradis.

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LA RÉCEPTION | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER



AMANOI

RESORT

& BEYOND

♥♥♥♥

BOOK NOW

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
Il faut dire que Sean Flakelar, flanqué de la douce Cristina, escorté de Thai qui veillera au séjour et de son escouade d’anges blancs, fait un St Pierre idéal dans cette haie d’honneur qui appartient à d’autres temps. Les mains se cherchent, les politesses fusent, les prénoms s’échangent mais on se donne du Ông et du traditionnel pour témoigner son attachement et son respect. La pièce qui va se jouer à partir de maintenant ne pourrait connaître aucun épilogue, le temps s’arrêter que l’on aurait la certitude d’avoir connu à nouveau la beauté. Au bout de cette montée des marches qui n’a rien à envier à d’autres et qui conduit vers le ciel, au propre comme au figuré, on prend non seulement la mesure de la perfection mais aussi de la bonne distance qui sépare encore Aman de tous ses challengers.

On prend non seulement la mesure de la perfection mais aussi de la bonne distance qui sépare encore Aman de tous ses challengers.

Une fois la réception passée, un premier verre et un énième oshibori appréciés, les premiers tapis foulés, les œuvres d’art aux cimaises admirées, les premiers salons envisagés et la vue contemplée de la terrasse, toutes les certitudes sont balayées en un instant ; tout ce que l’on pensait connaître se trouve une fois de plus mis à mal. À qui le devoir ? À ce paysage séculaire et éclatant qui s’affiche en Cinémascope avec la plus grande indécence mais aussi, plus personnellement, à Jean-Michel Gathy de Denniston qui démontre une fois de plus l’étendue de son talent d’architecte et de metteur en scène.

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LE PAVILLON D’ACCUEIL DU SPA | photo © Mr. TRIPPER

Pas un recoin de ce domaine de quelques 40 hectares absolument vierge de toute construction à la ronde n’a échappé à sa sagacité. Tout des 31 pavillons et 5 villas disséminés et pensés sous son crayon rivalise d’élégance, de beauté aussi vernaculaire que spectaculaire. Au-delà de la rime, ces pavillons, dont la terminologie ne manque pas de faire sourire sous nos latitudes mais impose ici, au contraire, le plus grand respect, forment au cœur de cette touffeur verdoyante et au détour des affleurements granitiques un écrin symbiotique pour le moins remarquable. Qu’il s’agisse d’un pavillon avec vue sur la Mer de Chine ou sur le lac intérieur bordé de lotus en contrebas, à l’instar de celui qui attend aujourd’hui, difficile d’imaginer qu’un autre mot qu’harmonie puisse venir à l’esprit de celui qui, après un transfert en buggy électrique parfois fastidieux car obligé, en aurait franchit le seuil précédé de son hôte dévoué car, derrière les panneaux coulissants de ces thébaïdes, les désordres du monde comme ses contraintes ne nous parviennent plus.

Derrière les panneaux coulissants de ces thébaïdes, les désordres du monde comme ses contraintes ne nous parviennent plus.

L’endroit ne peut pas être plus parfait pour effectuer un check-in résumé, comme à l’accoutumée, à un prêt temporaire de passeport, à la prise de vue d’une carte de crédit et une simple signature, tout ayant été admirablement préparé en amont tout comme les bagages positionnés, à cette heure, dans les vastes dressings ouverts sur ce qu’il convient d’appeler des salons de bains eux-mêmes grands ouverts sur le spectacle de la nature environnante. Et quel spectacle ! À n’en pas douter, la vue sur la mer et l’impermanence des flots préservent de par nature la réédition des moments mais l’option d’un pavillon sur le lac artificiel réserve quant à lui plus d’un tableau surnaturel, le plus impressionnant d’entre tous étant sans doute ce moment où au soleil couchant, les aigrettes blanches décident de migrer d’un arbre à l’autre, toujours le même, dans un paisible ballet. Leurs battements d’ailes tout juste audibles dans les derniers rayons du soir nous rappellent alors qu’ici le silence est d’or, absolu, ouaté.

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
Alors, la tentation serait grande de ne point sortir et de passer le plus clair de son temps à faire des longueurs de bassin suspendu sur la nature sauvage à perte de vue, de paresser avec une infinie volupté dans les draps immaculés d’un lit défiant les lois du sommeil et du confort, d’expérimenter chaque élément d’une délicate vaisselle harmonieusement disposée dans les nombreux tiroirs d’un mini bar qui n’a de mini que son nom. Amusant de constater à quel point la perfection peut se loger jusque dans les moindres détails d’espaces aussi confinés et anodins pour d’autres. Il y a parfois des plaisirs aussi simples que de découper un citron vert sur une plaque de marbre avec un couteau idoine et parfumer soi-même l’eau fraiche que l’on aura choisie ponctuée de glaçons parfaitement conservés dans un rafraîchissoir réassorti comme par miracle. C’est à ces détails que certains qualifieraient de coupables ou futiles que l’on reconnaît un séjour chez Aman, comme aux housses de coton, ici noires, préservant les marques des bouteilles d’eau, le rouge des extincteurs, les arrières de télévision, les câbles électriques patiemment enrubannés et enroulés ou les cordelettes des parasols rangées dans leurs sacs, ou bien encore les jeux de lumière pilotables du bout du doigt, tombant avec aplomb sur les bouquets de tubéreuses de saisons essaimés dans ces vases d’un bleu qui rappelle ce que la Chine doit au Vietnam. Oui, l’on pourrait continuer l’inventaire sans relâche de cette perfection, s’amuser de chaque claustra découvrant de nouveaux rapports entre l’ombre et la lumière, l’extérieur et l’intérieur, se délecter des abats jours de soie sauvage rougeoyant sous l’effet du soir et rappelant que nous sommes bien là au cœur d’une Asie éternelle et fantasmée.

Quand certains pensent que découvrir un pays revient à en expérimenter le désordre pour mieux en ressentir la valeur, d’autres choisissent de ne retenir que le meilleur…

On comprend mieux alors ce monsieur belge rencontré au premier jour avouant presque gêné partir demain avec regret après avoir passé ici 3 semaines sans l’ombre d’un ennui (sic). D’apprendre, plus tard et par hasard, l’homme propriétaire de la fabuleuse Villa 5 ne changera rien au sourire entendu et un peu incrédule du premier jour transformé en un rictus amer au moment de reprendre la route du départ, convaincu finalement de la clairvoyance de cet homme à renouveler chaque année le trajet pas si fou portant sa propriété à une heure à peine de la discrète Cam Ranh certes toujours accessible au prix d’une escale à Hanoï ou Hô-Chi-Minh. Quand certains pensent que découvrir un pays revient à en expérimenter le désordre pour mieux en ressentir la valeur, d’autres choisissent de n’en retenir que le meilleur… Comment les plaindre tant il est impossible d’embrasser tout des beautés servies ici et quand on sait que précisément autour d’Amanoi sévit le meilleur climat de tout le Vietnam offrant pas moins d’une belle saison de dix mois aux températures idéales tempérées par le vent du large.

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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Le Spa à lui seul, avec ses pavillons de soins exceptionnels prolongés de balés en extérieur, ceux réservés aux plaisirs de l’élément liquide sous toutes ses formes, sa salle de sport, la plus merveilleusement agencée qui soit, son studio de Pilates et bien sûr son fascinant pavillon de méditation, accessible par une nouvelle volée de marches bordées de lanternes de papier de riz et de banquettes alternant dans le vert tendre du gazon, ne saurait se livrer en une fois. Pas plus la Cliff Pool qui n’offre pourtant d’autre point de vue que le bleu de la Mer de Chine mais dont les nombreux sommets environnants parcourus de sentiers balisés réservent mille autres panoramas et encore moins le Beach Club qui n’a de club que l’exclusivité d’une plage au sable d’or, bercée par des eaux étales aussi poissonneuses que pourvues de coraux rares et endémiques aux couleurs insolentes. Point de départ de ballades vers la Réserve Marine en catamarans ou en paddle board à destination de rivages déserts entres deux pitons rocheux et troublés par la seule présence de pêcheurs dans leurs Ghe thùng chài, ces typiques barques rondes tressées de palmes, la baie de Vinh Hy et son village traditionnel vaut assurément tous les détours.

Sous les toits de ce sombre sanctuaire d’où perce le bleu de la mer comme celui du ciel (…) a flotté ce doux et entêtant parfum d’un Vietnam aussi heureux qu’inoubliable.

Quant au pavillon central où l’histoire s’ouvre et malheureusement se clôt, quelques lignes seraient bien insuffisantes à en condenser les petits bonheurs vécus de la première collation au dernier verre venant conclure les agapes d’une table remarquable dont la simple heure du goûter, où les délicieux Banh beo sont réalisés devant soi, ne saurait s’oublier. Sous les toits de ce sombre sanctuaire d’où perce le bleu de la mer comme celui du ciel, au sommet des escaliers impériaux y conduisant, à l’ombre bienveillante de l’unique bouddha en ornant l’une des stèles comme le veut la tradition, à son bar colonial ou sur sa terrasse unique au monde, a flotté ce doux et entêtant parfum d’un Vietnam aussi heureux qu’inoubliable. Quand la page vient à se tourner à l’heure du départ, le sourire peut alors masquer la larme car l’on se sent rassuré de savoir des hôtels capables de poser à bonne distance d’autres, incapables, quant à eux, d’accrocher au bagage comme à la mémoire, avec un simple tag de cuir évidemment bleu dont rêve tout Amanjunkie, tout l’esprit d’une maison en parfaite harmonie avec le Monde !

Le Vietnam à son meilleur

31 pavillons dont 16 avec piscine privée | 5 villas de 2 à 5 chambres | 5 catégories de chambres | privilégier les Pool Pavilion et numérotés 2-5-6 pour une vue mer ou 28 à 31 pour une vue lac

Vinh Hy Village, Vinh Hai Commune, Ninh Hai District, Ninh Thuan Province, Vietnam | Aéroport de Cam-Ranh (Nha Trang), CXR | Itinéraire : rome2rio.com 

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Ouvert toute l’année. 

Jan. Fev. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
26° 27° 28° 30° 31° 31° 31° 31° 30° 28° 27° 26°
Let’s goWhy notNo way

Jean-Michel Gatty (Deniston International Architects), architecte | Sean Flakelar, General Manager

Localisation exclusive, design remarquable, spa spectaculaire, lac intérieur, plage privée, 2 piscines dont 1 olympique,…

À partir de 682$TTC/nuit soit env. 595€ en Lake Pavilion | Wifi inclus

Tel : +(84) 68 377 0777  | Mail : amanoi@amanresorts.com | Web : aman.com/resorts/amanoi