BACK FROM… DOWNTOWN MEXICO

Avec pareil nom, faut-il considérer la messe déjà dite ? Pas vraiment, tant il y a justement à dire sur ce Downtown Mexico, encore un de ces hôtels qui choisit avec raison de s’effacer pour laisser au lieu le soin de raconter son histoire.

Mexico, entre grande tradition et haute modernité !

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Et quelle histoire que ce petit miracle architectural et hôtelier ! Aussi miraculeux que la résurgence de cette ville de tous les superlatifs, percluse d’idées reçues et de clichés qui ont pourtant volé en éclat, depuis quelques années déjà, mais que tout le monde semble encore vouloir ignorer.

Il est temps de se le dire, une fois pour toutes, d’autant qu’Air France vient de mettre la destination à moins de 12 heures d’un vol direct dans le confort d’un A380, Mexico n’est plus celle que l’on croyait. Et a fortiori ce Downtown emprunté à la langue anglaise pour nommer le centre historique du Distrito Federal qui, à l’instar d’autres centres-villes ou quartiers d’affaires tombés en déshérence en d’autres mégapoles, connaît un retour en grâce en y laissant souffler un vent volontiers frondeur.

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SUITE N°5 (DÉTAILS) | photo © Mr. TRIPPER


DOWNTOWN MEXICO

CHEAP & CHIC

THE VERY BEST

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L’ASCENSEUR DE CUIVRE | photo © Mr. TRIPPER
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LA PISCINE SUR LA VILLE | photo © Mr. TRIPPER

Dans ce Palais comtal du XVIIème siècle, autrefois Casa de Miravalle, situé à deux pas de la fameuse Zocalo et de son Templo Mayor, bat incontestablement aujourd’hui le pouls de cette ville unique au monde, bornée par les volcans et culminant à quelques 2.250 mètres d’altitude. C’est ici et plus qu’ailleurs, sur la bouillonnante Isabelle La Catolica, que s’apprécient les vestiges de l’ère aztèque et de l’héritage colonial classés au Patrimoine Mondial et que se constate ce miracle engendré par une tolérance zéro en matière de sécurité.

Les frondeurs en question et accessoirement faiseurs de miracle, ce sont des gens de la trempe des frères Micha ou de Carlos Couturier, fondateurs du Grupo Habita et propriétaires de ce Downtown Mexico. Fidèles à leurs habitudes de défricheurs de tendances, d’explorateurs sans relâche de nouveaux territoires, ils ont fait de leur Mexique natal un immense terrain de jeux qui s’est étendu jusqu’à New York avec l’Americano de Chelsea, seule exception à ce jour à leur parcours exemplaire. Ils ont réinventé, avec d’autres, cette idée du chic simple, dénué du superflu mais essentiel qui plait tant aux nomades de plus en plus bohèmes que nous sommes comme à cette jeunesse avant-gardiste et créative qui a définitivement pris le pouvoir en ville. Il suffit pour cela de se rendre une fois à Zona Maco pour se rendre compte de la vitalité qui explose ici. Le rendu des architectes du studio Cherem & Serrano est à l’image de cette énergie nouvelle, tout bonnement extraordinaire dans ce respect de l’histoire et cette capacité de réinvention à moindre coût mais à effet maximum.

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LES DORTOIRS DE DOWTON BEDS | photo © Mr. TRIPPER
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LES DORTOIRS DE DOWTON BEDS | photo © Mr. TRIPPER
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LES DORTOIRS DE DOWTON BEDS | photo © Mr. TRIPPER

Dans ce « cheap & chic » pas banal, puisque tout de même 5 fois étoilés, et à la double casquette Design Hotels et Small Luxury Hotels, pas la peine de chercher liftiers ou bagagistes, bureaux de conciergerie, spa et autres atours d’enseignes internationales standardisées. Ici, les choses tournent un peu comme dans une maison où le premier shot de mezcal, citron et sel de rigueur pris au comptoir de la réception souhaite la bienvenue de manière informelle. Ses 11 chambres et ses 6 suites venant avec des balcons pour ne rien perdre de la vie mexicaine qui se joue au dehors, de ces odeurs de trottoirs fraichement lavés à grande eau chaque matin à ce concert de klaxons rythmant la journée en passant par ce soleil ne se retenant pas de percer ces tabernacles une fois les volets intérieurs ouverts, renferment en leur sein et dans leurs proportions parfois démesurées (jusqu’à 70m2 et 4,5 mètres sous le plafond) quelque chose tenant d’un ordre supérieur.

la brutalité et la beauté de l’histoire mexicaine, telle qu’elle s’exprime ici, avec talent et sensibilité, impose le respect…

La très spectaculaire et poignante fresque murale de Manuel Rodriguez Lozano, une vision de l’Holocauste datée de 1944 commanditée par le mécène des arts Francisco Sergio Iturbe pour son ancienne résidence et qui accompagne l’escalier à double révolution menant à l’étage noble et cœur de l’hôtel aujourd’hui, y est-elle pour quelque chose ? Sans doute. Il faut avouer, en tout cas, que derrière les portes de ces chambres réparties autour d’un patio non moins spectaculaire et irréel tutoyant la cime d’orangers plantés au rez-de-chaussée, la brutalité et la beauté de l’histoire mexicaine, telle qu’elle s’exprime ici, avec talent et sensibilité, impose le respect. Dans ce parfait exemple d’architecture coloniale, tout fait sens et interpelle l’œil le plus blasé.

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LE PATIO INTÉRIEUR DISTRIBUANT LES SUITES SUR SON POURTOUR | photo © Mr. TRIPPER
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LA FRESQUE DE L’HOLOCAUSTE (DÉTAILS) | photo © Mr. TRIPPER
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LA FRESQUE DE L’HOLOCAUSTE (DÉTAILS) | photo © Mr. TRIPPER
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LA FRESQUE DE L’HOLOCAUSTE (DÉTAILS) | photo © Mr. TRIPPER

À l’image de l’ascenseur rutilant de cuivre, le mobilier choisi, les éléments anciens, les dalles de terre cuite qui laissent encore sous les pieds les fragiles traces de leur origine volcanique, les briquettes industrielles taillées à la main et utilisées en guise de claustras dans de véritables salons de bains ou en bordure de corridors sans fin s’assortissent à merveille avec la tezontle et les arabesques intérieures de murs révélés à cru. Même le béton trouve à s’accommoder avec un bonheur égal du baroque sobre, des pilastres en façade ou des pinacles ornant le toit où se découvre comme à l’accoutumée un bassin de nage, doublé d’un jacuzzi blotti au milieu des palmacées et des fougères, aux résonances brutalistes et à l’inspiration new-yorkaise. Entre les lianes d’ampoules bulbes, les châteaux d’eau de bois ou de zinc couronnant le faite des immeubles environnants mixant les influences et jouant la carte de l’anarchie, il y a quelque chose de Gotham City, indéniablement.

L’énergie semble ici sans limite…

L’énergie semble ici sans limite à l’instar de ce jaune incandescent colorant joyeusement et sans relâche les rideaux de douches extérieures, de cabanons privés comme les housses de transats et de fauteuils sur lesquels il fait toujours bon siroter une Margarita relevée de piment local, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Les chaises filées de vert et alignées comme à l’armée, sous des tauds façon camouflage face à l’ex-Casino Espagnol, participent de cette même fantaisie chahutant la base vernaculaire de sols en terre cuite ou de tables d’appoints en billots de bois installés là. Bref, difficile de trouver à redire sur ce modèle du genre, à l’exception de l’invasion aux étages inférieurs de boutiquiers s’apparentant à des marchands du Temple des temps modernes à laquelle on aurait sans doute préféré la seule implantation d’un restaurant Azul, rappelant les collaborations heureuses de Cecconi’s ou d’Aegan Bistro au sein des Soho House. Mais quand on abrite également une auberge de jeunesse, à l’arrière de la scène dans un patio secondaire, aussi géniale soit-elle, au tarif invraisemblable de 12€ par nuit, certes en dortoirs collectifs, il faut peut-être trouver de quoi encore occuper ses pensionnaires au-delà du bar à bière, de la salle de cinéma, des tables de ping-pong ou des babyfoots in situ ?

Dommage, car on aimerait garder pour soi ce palais d’un nouveau genre parfaitement balancé entre grande tradition et haute modernité, d’autant plus à 140€ la nuit pour la première des chambres ou 250€ TTC dans la fameuse Suite Revolution. « Cheap & chic », on a dit !

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LE MUR VÉGÉTAL TAPISSANT L’UN DES PATIOS ANNEXES | photo © Mr. TRIPPER

L’esprit Downtown, au coeur de l’Histoire

Membre Design Hotels & SLH17 chambres dont 6 suites avec vue et balcon sur la rue | Superficies de 25 à 70m2 | 4 catégories | De préférence, les suites Independence N°4 ou  Revolution N°5 | Auberge de jeunesse attenante avec chambres individuelles, dortoirs de 4 ou 8

Isabel la Catolica 30, Colonia Centro, Mexico CityMexico | Aéroport de Mexico Benito Juarez, MEX  | Itinéraire : rome2rio.com 

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Ouvert toute l’année. 

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20°22°25°26°27°25°24°24°24°22°21°20°
Let’s goWhy notNo way

Moises Micha et Carlos Couturier, fondateurs et propriétaires | Abraham Cherem & Javier Serrano, architectes | Ivan Contreras, General Manager

Cadre historique et chambres spectaculaires, rooftop, bar, piscine et jacuzzi extérieurs, patios verdoyants, , vélos à disposition, amenities signées Bigelow

À partir de 140€ TTC en Colonial Queen ou à partir de 12€ TTC en dortoirs de 8 | wifi inclus |  

Tel : +(55) 5130 6830 | Mail  : contact@downtownmexico.com | Web : downtownmexico.com et downtownbeds.com (auberge de jeunesse)