ADIOS LOS CABOS ?

L’avoir laissée pour quasi morte en partie dévastée par Odile, un cyclone d’une force sans précédent, 12 mois auparavant. Pour autant ne pas penser en avoir fait le tour au gré de quelques liftings de circonstances ! 2016 marque définitivement le retour sur la scène mexicaine et internationale de cette station balnéaire longtemps considérée comme l’un des points de convergence favoris des spring-breakers ou des retraités américains.

Avant qu'il ne soit trop tard !

Aujourd’hui, ce sont plutôt les baleines et leur migration qui attirent un tourisme éduqué et sensible à la beauté encore sauvage de ces deux caps du bout du monde, à l’extrémité de la Basse Californie. Mais Los Cabos, ou plus précisément San José del Cabo et Cabo San Lucas présentent justement le double avantage d’une destination à deux visages avec un côté fou et un côté sage séparés par ce fameux corridor d’une trentaine de kilomètres où Resorts et propriétés privées cherchent logiquement à se faire leur place au soleil.

En dehors des mythiques Las Ventanas Al Paraiso, aujourd’hui confié aux bons soins de Rosewood, et One & Only Palmilla, les derniers mois auront ainsi vu l’arrivée de The Resort at Pedregal et la renaissance de l’Esperenza pour les seuls resorts, tous bientôt rejoints par VieVage également propriété du groupe Auberge.
L’émergence de Drift San Jose, la planque des surfeurs et amateurs de cool attitude disponible uniquement sur Airbnb n’aura pas suffi à éclipser la sensation de l’année, l’ouverture de The Cape by Thompson, côté Design-boutique hôtel, mais le titre pourrait bientôt lui échapper au profit de l’aventure aussi confidentielle (pour l’heure) que spectaculaire menée ici par l’architecte mexicain Miguel Ángel Aragonés pour le groupe Encanto jusque-là cantonné aux rivages d’Acapulco. Avec ce manifeste moderniste de 205 chambres tout juste ouvert et baptisée Maradentro, encore non inventorié au classement des hotspots, se demander ce que les futurs Ritz Carlton Reserve et Solaz prévus pour 2017 trouveront encore à inventer. Pour le pire, faire confiance aux derniers avatars signés Nobu et Hard Rock, prêts à empiler cette même année quelques centaines de chambres à l’ombre de ce paradis… bientôt perdu ! Pourquoi ne pas s’en aller dire adieu à Los Cabos avant qu’il ne soit trop tard ?