BACK FROM… AMANRUYA


Une fois de plus, quitter les lieux, ne pas avoir peur de le dire, bouleversé. Sans crier gare, dans la précipitation habituelle du départ, se trouver bien démuni face aux mots, aux gestes et aux attentions de ces hommes et femmes sachant encore faire rimer hospitalité et générosité.

Merhaba Amanruya !

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Une boite de cookies locaux délicatement emballée pour la route dans une main, un set de sel et poivre en marbre, divin et désiré dès le premier jour, tout aussi délicatement empaqueté et offert par surprise par la maison, comme deuxième souvenir dans l’autre, ne plus savoir comment remercier Mehmet, Hazla, pétillante hôtesse de ce séjour anatolien, Can, le très élégant F&B manager fraichement arrivé dans les lieux pour le plus grand bonheur des gourmets en même temps qu’Ali et son merveilleux accent français ou le sémillant Monty Brown, General Manager par intérim. Ah, Monty, un prénom de vedette, américaine comme lui, à ne pas oublier de sitôt ! Autant l’avouer, avoir rarement connu élan de sympathie aussi immédiat que pour cet homme aux manières charmantes et à la simplicité désarmante, l’homme des débuts de la marque, compagnon de route d’Adrian Zecca, le fondateur, dépêché sur place dans l’attente de la réouverture de son Resort tahitien, sa terre de coeur, et d’une éventuelle propriété hawaïenne à superviser (scoop !).

Oh oui, garder pour toujours en mémoire ce moment des adieux sous les rameaux des oliviers centenaires, face aux massifs de fleurs de printemps tout juste écloses au pied des marches conduisant vers ce premier pavillon d’accueil aussi virginal que spectaculaire et découvert 3 jours auparavant au détour d’un chemin de terre anonyme dans la forêt de pins en bord d’une route en lacets longeant le bleu irréel et scintillant de cette mer Egée séparant Bodrum, le petit St Tropez turque, et son aéroport à tout juste 20 minutes de là. Pas de panneau comme pour d’autres resorts avoisinants et tape à l’œil, juste un premier muret de pierres sèches et le nom gravé comme ayant toujours existé sur cette terre où beauté naturelle et héritage greco-romain se disputent les faveurs d’un tourisme encore bien rare en cette saison, puis un second au pied d’une guérite puis sans crier gare, la nature dans une explosion de vert et de blanc comme un enchantement, un miracle, quelques pierres rouges ourlées de gris et chauffées par le soleil jouant à cache-cache çà et là dans les frondaisons.

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RIGUEUR VERNACULAIRE | photo © MR. TRIPPER


AMANRUYA

RESORT

& BEYOND

♥♥♥♥

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RIGUEUR VERNACULAIRE | photo © MR. TRIPPER
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RIGUEUR ARCHITECTURALE | photo © MR. TRIPPER
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REFLEXION | photo © MR. TRIPPER

Pas de doute possible, arriver là, dans ce refuge de l’âme, comme en terre promise accueilli par Dieu, le Saint Père et les apôtres alignés et présentés à la descente de la voiture comme dans les meilleures maisons d’Angleterre. Se souvenir de l’avoir entre-aperçu ce bout de Paradis, de la route de la corniche, seule concession au monde moderne et rappelant parfois selon l’orientation du vent le présence de l’humanité, persuadé d’avoir distingué quelques toits s’échapper des 19 hectares presque vierges d’oliviers et de pins cascadant jusqu’à la mer. Imaginer Adrian Zecca quelques années auparavant ayant eu la même émotion, se disant « c’est là !» à l’invitation d’Emine et de son père, Mehmet Ögün, tous deux architectes autoritaires de ce projet et à la fois propriétaires de cette baie protégée de Mandalya à un jet de pierres des merveilles d’Ephese, de Didima ou d’Euromos.

Leur donner raison d’avoir prêté cette terre à la découverte et à la contemplation de quelques privilégiés sans en heurter la nature ou en bouleverser l’héritage. En avoir pour preuve l’histoire des seuls 3 arbres déplacés lors de la construction et du seul sujet ayant rendu l’âme. Aujourd’hui encore, impossible de toucher la moindre branche et d’empêcher la nature de reprendre ses droits avec une assurance rare, parfois trop importante, empêchant la vue sur la mer d’une baignoire ou d’une piscine mais qu’importe. Se plier de bonne grâce aux caprices de Mère Nature créant ici des pelouses entières de thym citron en fleurs ou laissant des oliviers plusieurs fois centenaires former des bosquets outrageux et imposant milles aménagements et contorsions dans les murs de ce village semblant pétri par l’histoire et pourtant fraichement sorti de terre. Avoir rarement admiré pareil chef d’œuvre de l’art vernaculaire, fait de matériaux locaux, à la fois simples et précieux, et selon les méthodes traditionnelles dans une infinie variation de murs, terrasses, cours et chemins abrupts où ne jamais se repaitre d’une promenade à déconseiller aux dames chaussées trop haut et préférant sans doute le confort d’un buggy pour éviter de se perdre les premiers jours ou pour se rendre sur le sentier bucolique menant à la plage privée.

Un rêve, là encore, que de découvrir les quelques terrassements de ce “beach-club” d’un autre temps, voulu provisoire et accueillant, selon l’implantation des arbres et des escarpements du terrain, quelques tables d’un restaurant éphémère disposées au choix sous les pins ou les pieds dans l’eau avec comme seul compagnon le bruit du ressac. Idem pour les transats, tous isolés les uns des autres en dehors des lits de repos de ce salon en plein air, renversants d’intelligence, et de ceux du double ponton de bois sombre contrastant avec le bleu azuréen de la mer, encore un peu fraiche en cette saison mais diablement cristalline !

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L’ART DU BAIN| photo © MR. TRIPPER
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LES DOUCHES CÔTÉ PSICINE | photo © MR. TRIPPER
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LA BAIGNOIRE CÔTÉ VILLA | photo © MR. TRIPPER
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SIMPLICITÉ DU MARBRE | photo © MR. TRIPPER

Personnellement être fan de ces avant ou arrière-saisons pour découvrir au mieux les rivages égéens laissés à leur virginité ou profiter des floraisons dont celles de ces genêts odorants plantés chaque matin dans les vases d’argent essaimés dans l’ensemble des pavillons. Par bonheur, avoir de quoi vous en faire encore profiter jusqu’au 14 juin prochain avec une offre inédite, impossible à connaître comme souvent avec Aman, sauf à lancer une demande de réservation, incluant la pension complète pour toute séjour de deux nuits minimum, cinq nuits donnant droit sinon toute l’année en plus des petits déjeuners aux transferts et à un massage par personne. S’étonner, en en connaissant d’autres se plaindre tout le mois de mai de manquer de vols directs vers des rivages ensoleillés (le cas ici) ou d’hôtels “surbookés”, de ne dénombrer sur place qu’une dizaine d’heureux pensionnaires avertis et certes privilégiés pour débourser entre 900 et 1.200 euros selon la chambre choisie.

Enfin, chambre n’étant pas le terme parfaitement approprié pour parler de ces 36 “cottages” de 75m2 d’espace à vivre et disposant de leur propre jardin à la configuration unique mais aux vues toujours élégiaques sur la campagne, la mer, les arbres ou les 3 ensemble sans oublier une piscine privée chauffée d’environ 35m2, certaines sous forme de grands carrés d’autres en bassins étirés en longueurs plus propices à la nage. Mais quelque soit l’option retenue, impossible d’avoir suffisamment d’yeux pour se délecter ou de mains pour applaudir la conception de ces espaces à vivre extraordinaires, repoussant toujours plus loin, les limites du bon goût et de l’apparente simplicité derrière des détails infinis, l’art consommé pour arranger un bureau, disposer des brochures, aménager une salle de bains et ses « amenities » toutes joliment dissimulées dans des pots et réceptacles idoines aussi beaux qu’intelligents, à abandonner chaque soir quelques gourmandises turques sous des présentoirs aux chapeaux argentés au pied du lit sur des socles en marbre à la rondeur parfaite, à penser chaque chose sous l’angle double de la commodité et du vernaculaire à l’image de ces sols de marbre chauffés ou ces poêles traditionnels turcs et mobiles aussi précieux à l’intérieur qu’à l’extérieur pour les nuits plus fraiches.

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PERSPECTIVES | photo © MR. TRIPPER
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LIGNES | photo © MR. TRIPPER
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OMBRES | photo © MR. TRIPPER

Ne pouvoir tout vous citer, ni comptabiliser le nombre de pavillons dédiés aux plaisirs de bouche, la cuisine étant ici encore bien plus qu’honorable et habile à proposer à la carte ou sur demande (rien n’étant jamais impossible chez Aman) le meilleur de la région et par extension de la Méditerranée. Ah, le souvenir de ce petit-déjeuner turc inoubliable et testé sur le tard ! Pas plus aisé de dénombrer les espaces offerts à la contemplation entre la cave à vins aux voutes impressionnantes et ouvertes sur la campagne, la bibliothèque érigée comme une vigie et regroupant sur ses trois niveaux des milliers d’ouvrages sur l’histoire et la géographie des lieux, la boutique proposant le meilleur de l’artisanat régional ou stambouliote, linge de chez Haremlique ou coussins de Rifat Ozbek entre autres, la galerie d’art aux expositions temporaires d’artistes locaux et géniaux, la bucolique citerne transformée en lieu de découverte de l’art du tapis persan et le spa un peu trop intime mais heureusement agrandi dans une villa offrant une double cabine ouverte sur un bassin de taille plus raisonnable que l’invraisemblable piscine olympique de marbre vert d’Antalaya trônant au milieu de ce décor naturel à couper le souffle et avec comme point d’orgue en fin de journée, à l’heure du thé offert, la réflexion des bâtiments s’y mirant ou plus tard, à l’heure de l’apéritif accompagné de la musique live traditionnelle de quelques joueurs de tanbur comme Adi Coskun (vous accompagnant sur ce post), de kanun ou autres darbuka, le spectacle enchanteur de l’allumage de centaines de bougies comme autant de lucioles dans la forêt.

L’avoir compris, le drame d’un tel lieu étant au-delà de choisir l’endroit où s’asseoir, nager, diner ou s’allonger face à la mer et sous les étoiles, de trouver la force de s’en extraire ! Ne rêver peut-être pour cela que d’un bateau amarré au ponton ? À écouter Olivier Jolivet, CEO d’Aman, pas sûr de devoir attendre trop longtemps avant de voir son rêve exaucé. En parlant de rêve, avoir oublié de vous donner le nom de ce bout de paradis : Amanruya, ruya comme rêve, bien sûr !

Héritage et modernité

36 pavillons “Pool Terrace Cottages” tous avec jardin et piscine privés  | 3 catégories selon la vue : “garden”, “partial sea view” ou “deluxe sea view” | De préférence Cottage 25 pour l’esprit campagne, 33 pour la vue mer ou 37 pour l sentiment d’excusivité total

Bülent Ecevit Cad., Demir Mevkii, Göltürkbükü, 48483 Bodrum | Aéroport de Milas-Bodrum, BJV | Itinéraire : rome2rio.com

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AMANRUYA | RESORT | & BEYOND  37.097589, 27.444233 Read more...[su_button url=\"http://www.aman.com/resorts/amanruya\" background=\"#000000\" color=\"#ffffff\" wide=\"yes\" center=\"yes\" text_shadow=\"0px 0px 0px 0\"]BOOK NOW[/su_button]Amanruya, Muğla, Turquie (Itinéraires)

Ouvert d’avril à octobre.

Jan. Fev. Mar. Avr. Mai Jui. Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc.
15° 16° 18° 21° 27° 31° 35° 35° 30° 25° 20° 17°
Let’s goWhy notNo way

Monty Brown, General Manager | Ali Ertugrul, Front Office Manager | Can Canpolat, F&B Manager | Emine and Mehmet Ögün, architectes

environnement préservé, proximité de sites historiques majeurs, “cottages” au plus que parfait avec jardin et piscine privés, vues exceptionnelles, sentiment d’exclusivité, rigueur et perfection architecturale intérieure et extérieure

À partir de 944€, 1.062€ et 1.180€ TTC selon la catégorie de chambre |  wifi et petit déjeuner inclus18% de service en sus | Pension complète offerte à partir de 2 nuits jusqu’au 14/06/15 | transferts et 1 massage/personne offert à partir de 5 nuits

Tel : +(90) 252 311 12 12 | Mail : amanruya@amanresorts.com | Web : amanresorts.com/amanruya 

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L’INVITATION À LA CONTEMPLATION SOUS CHAQUE SALA PRIVATIVE | photo © MR. TRIPPER