BACK FROM… GRAND FERDINAND

Rendre compte du Grand Ferdinand revient inévitablement à poser la question de la grandeur, de la taille, de l’importance comme de la puissance ou de la qualité supérieure de pareille entreprise dévoilée à l’automne dernier.

De la grandeur !

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Florian Weitzer, la cheville ouvrière de ce projet et propriétaire du groupe éponyme n’en est pas à son coup d’essai dans le domaine puisque l’hôtelier qu’il est de génération en génération, a ouvert, avec ce Grand Ferdinand, rien de moins que son 5ème établissement et le second à Vienne, après l’Hôtel Daniel (bientôt dévoilé ici), loin de son Graz natal où la dynastie s’est établie il y a plus de 100 ans. L’homme appartient incontestablement à cette race de nouveaux hôteliers nourris à l’envie de faire bouger les lignes comme d’être prophète en son pays.

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photo © Mr. TRIPPER


GRAND FERDINAND

DESIGN-BOUTIQUE

THE VERY BEST

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photo © Mr. TRIPPER
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Pourtant le pari était loin d’être gagné. À la découverte des premiers éléments, tout semblait avoir déjà été vu et revu, le copier coller littéral d’enseignes comme Ace, Hoxton ou Soho House n’était pas très loin. Mais, en y regardant de plus près et en y vivant surtout l’expérience, force est de constater que le résultat convainc largement et même suffisamment pour entrer dans la catégorie des « Very best ».

Loin de ces palaces du Ring se débattant encore avec leur encombrant héritage…

Il faudrait être de mauvaise foi pour trouver sérieusement à redire de cette proposition quasi inédite pour la capitale autrichienne qui, en dehors de quelques tentatives plus ou moins récentes comme l’adjonction d’un Sofitel érigé par Jean Nouvel en sa périphérie et d’un second établissement signé Terence Conran, The Guesthouse, ne disposait d’aucun lieu vraiment à la hauteur de ses attraits culturels ravageurs, tout du moins dans la catégorie des Design-Boutique Hotels, Park Hyatt s’étant chargé deux ans auparavant de combler, de son côté, la vacuité de ces palaces du Ring se débattant encore avec leur encombrant héritage. Ce que l’on retiendra avant tout de ce Grand Ferdinand et de ces 188 chambres et suites n’est pas tant sa taille comme sa façade imposante des années 50 et néanmoins classée au patrimoine de la ville mais bien cette évidence.

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photo © Mr. TRIPPER
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photo © Mr. TRIPPER

Car la grandeur du lieu tient à cette manière de faire autorité en ville. Tous les éléments de la Vienne d’hier et d’aujourd’hui ayant été habilement convoqués et agencés avec cette rareté chez tant d’autres mais cette évidence ici de faire dialoguer intérieur et extérieur. Le cuir rouge des assises de la Brasserie s’harmonise à merveille aux tuiles des toitures, les dorures des lustres ou des samovars aux coupoles des nobles bâtisses du Ring et des chefs d’œuvres sécessionnistes non loin. Même le ciel se met à l’unisson des peintures mates et sourdes de ces chambres diablement efficaces des balcons ou des fenêtres monumentales desquelles la ville se laisse admirer sans détour.

Vienne est là, partout. Non contente d’être à ses pieds, elle exsude dans toute chose…

Car Vienne est là, partout. Non contente d’être à ses pieds, elle exsude dans toute chose, dans l’opulence et la simplicité conjointe de chaque élément de ce décor qui même avec quelques imprécisions réussit à faire mouche. Dans cette faculté à se laisser inviter à l’intérieur avec ses marques emblématiques comme Lobmeyr dont les chandeliers s’éclairent encore à la bougie, Thonet dont les chaises intemporelles garnissent le Grand Restaurant dédié à cette cuisine vernaculaire sur laquelle les palais avertis renâcleront sans doute mais qui malgré l’humilité de ses préparations sait trouver dans la mise de la table toute en nappages immaculés et amidonnés, coupes de cristal taillé pour le champagne et profusion de gypsophiles sublimés par de grands vases dorés, une surprenante joie de vivre comme une formidable élégance. Splendeur et rigueur, telle est cette Vienne de contrastes qui échauffe les cœurs, embarque par sa modernité légendaire depuis toujours celle que Jean Clair continuait à voir joyeuse malgré l’Apocalypse qui la guettait au tournant du siècle précédent et qui aujourd’hui fait rimer Gulash et Champagne dans ce second restaurant qui, aux beaux jours, déploie également ses baies vitrées comme sa terrasse sur le Ring.

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photo © Mr. TRIPPER
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photo © Mr. TRIPPER
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photo © Mr. TRIPPER

Que dire encore de ce Grand Etage, lobby comme en apesanteur, entièrement vitré et réservé aux seuls clients de l’hôtel, déroulant outre une vue spectaculaire jusqu’à l’iconique grande roue Ferris du Prater, une piscine chauffée à débordement (malheureusement en inspection ce jour) et une terrasse extérieures uniques en ville. C’est là, sous ses chandeliers et à la lueur de poétiques bougeoirs tapissant les murs que s’exprime tout le talent de Weitzer et d’une équipe qui n’a d’autre souci que de faire plaisir autour de petits déjeuners mixant avec un art consommé de la mise en scène profusion, variété et à propos. Quel bonheur quand rien ne manque, que tout se goûte et fait sens. Les viennois ne s’y trompent pas et accourent en nombre pour sa version servie à l’assiette au rez de chaussée.

Plus qu’une leçon de style, c’est du bel et bon esprit qu’on nous sert ici ; c’est peut-être cela la vraie grandeur…

Sur cette table matinale du Grand Ferdinand retrouver, comme partout ailleurs, ce grand écart entre tradition et modernité, offrant non sans panache lait de soja et Bloody Mary, à l’instar entre autres détails des bars à champagne et du béton brut en chambre, de la Jaguar 1964 (du grand père Lauda) d’un côté et de la Maserati Quatroportte flambante de l’autre, les deux voitures de l’hôtel à disposition et à bord desquelles pouvoir embarquer pour la journée. Ne pas voir là une quelconque volonté opportuniste et court-termiste de séduire toutes les clientèles mais d’offrir un choix cohérent, élégant et de surcroit raisonnablement tarifé à 29€ le somptueux petit déjeuner buffet, 220€ la journée de location d’une voiture de légende et 153€ le premier prix d’une chambre pas vraiment Standard, sans parler d’un dortoir au tarif hallucinant de 30€ la nuit. Mais peut-on encore parler de dortoir avec ces lits d’acajou venant par 6 ou 8, garnis de pochettes de cuir vert rappelant les voyages en Orient Express et assortis de casiers luxueux, de cabines de douche et lavabos du même acabit sans avoir à sortir sur le palier ? Peut-on raisonnablement trouver plus efficaces et meilleur marché que ces chambres, certes de 20m2, mais qui ont tout de leurs grandes soeurs, avec les mêmes miroirs signés Grubi dans l’esprit d’Adnet au dessus de vasques aussi larges que les douches abritées derrière leurs parois de blocs de verre ou les banquettes Chesterfield tapissées de cuir vert, les « Directory books » remplacés par de petits livrets futés et rigolos ou le rafraichissoir à champagne intégré au minibar (dès la catégorie immédiatement supérieure) ? Certes, pour profiter d’un balcon, d’un petit salon ou d’une spectaculaire baignoire en fonte, il faudra opter pour l’une des 4 Suites mais là encore à 350€, comment ne pas trouver tout cela aussi raisonnable que confortable ? Le confort et l’élégance à prix mesuré, voilà la modernité de ce propos aussi sincère que le sourire de Vincenzo à la réception et d’un personnel à l’unisson.

Plus qu’une leçon de style, c’est du bel et du bon esprit qu’on nous sert ici ! C’est peut-être cela la vraie grandeur…

De la Grandeur viennoise

 188 chambres dont 5 suites et 2 dortoirs | 6 catégories : de préférence les 4 suites du 7ème étage

Schubertring 10-12, 1010 VienneAutriche | Aéroport de Vienne, VIE  | Itinéraire : rome2rio.com 

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GRAND FERDINAND | DESIGN-BOUTIQUE | THE VERY BEST 48.202242, 16.374934 Read more...[su_button url=\"http://grandferdinand.com/\" background=\"#000000\" color=\"#ffffff\" wide=\"yes\" center=\"yes\" text_shadow=\"0px 0px 0px 0\"]BOOK NOW[/su_button]Grand Ferdinand, Schubertring, Vienne, Autriche (Itinéraires)
Ouvert toute l’année. 

Jan.Fev.Mar.Avr.MaiJui.Juil.AoûtSept.Oct.Nov.Déc.
16°20°24°26°25°21°15°
Let’s goWhy notNo way

Florian Weitzer, propriétaire | Atelier Heiss, architectes | Riccardo Butke, General Manager

Rooftop avec piscine à débordement, petits déjeuners exemplaires, voitures en location in situ : Jaguar 1964 et Maserati, amenities signatures en grand format, service impeccable, dortoirs spectaculaires, atmosphère 

À partir de 158€ en Standard, 30€ en dortoirs de 6 ou 8 (sur demande à l’hôtel ou via Airbnb)351€ en Suite | wifi inclus

Tel :  +43 1 91880 | Mail : welcome@grandferdinand.com | Web : grandferdinand.com