MR. TRIPPER IS BACK FROM… PARK HYATT BANGKOK

Dans la bouillonnante et tentaculaire Bangkok, trouver un havre de paix n’est pas chose aisée. Même la délicate maison de Jim Thompson, jusque-là préservée, peinerait presque aujourd’hui à garder son charme, submergée par le flot de touristes et les constructions environnantes. Longtemps, le Sukhothai aujourd’hui en réelle déshérence, le Como Metropolitan sur lequel on reviendra bientôt et le lointain Siam ont rempli à eux seuls ce rôle. Puis, Park Hyatt s’est implanté au cœur de Lumpini, là où Bangkok dresse fièrement les symboles de sa nouvelle réussite. Quelques semaines après son ouverture, il s’est vite imposé comme le Grand Hôtel où il faut voir et être vu, loin, très loin des standards ayant encore cours au légendaire Mandarin Oriental livrés aux nostalgiques et touristes d’un autre âge.

Bangkok au top !


Il faut avouer que cela faisait longtemps que la marque phare d’Hyatt ne s’était pas imposée d’aussi jolie manière. Avoir choisi de s’implanter aux étages supérieurs d’un centre commercial n’était pourtant pas un pari aisé. Sauf que le spectaculaire bâtiment en forme de huit conçu par Amanda Levete est rapidement devenu le point d’attraction de la ville. Cela tient d’une part à son esthétique remarquable avec cette tour curviligne en tuiles d’aluminium offrant des jardins suspendus en prise directe avec l’ambassade du Royaume Uni mais aussi au fait que ce Central Embassy abrite désormais le « shopping mall » le plus luxueux à la ronde.

Cela faisait longtemps que la marque phare d’Hyatt ne s’était pas imposée d’aussi jolie manière

Park Hyatt Bangkok ne pouvait en fait rêver meilleur écrin et plus spectaculaire point de vue sur cette mégapole dont on peut admirer la métamorphose depuis sa piscine à débordement alimentée en eau salée et alignant pas moins de quarante mètres de longueur. Planté sur ses pourtours d’arbres à maturité et d’exubérantes fougères, cet impromptu observatoire à pareille hauteur en forme évidement le point de mire. Pour autant, il serait dommage de résumer Park Hyatt Bangkok à cette oasis bienvenue. Comme à Manhattan, où ils ont déjà officié avec ce même bon ton qui les caractérisent, Glenn Pushelberg et George Yabu ont livré une copie nette et sans bavure, convoquant à l’intérieur de ce cocon les lignes claires et affutées des gratte-ciels environnants.

Glenn Pushelberg et George Yabu ont livré une copie nette et sans bavure, convoquant à l’intérieur de ce cocon les lignes claires et affutées des gratte-ciels environnants.

Bois clairs, panneaux marmoréens, paravents sérigraphiés aux proportions monumentales ont sans peine trouvé place dans ces espaces pour le moins impressionnants rappelant une démesure toute new-yorkaise. À l’image des parties communes, les 220 chambres dont 32 suites qui comptent parmi les plus grandes de la ville, ne font pas dans la demi-mesure. Eminemment confortables, agrémentées de lourds tapis brodés de soie à motifs nuages, de minibars en cabinets précieux dans le plus pur style thaï, de baignoires profondes en forme de coquille, de douches aux proportions idéales garnies de produits signés Le Labo, de véritables bureaux entièrement équipés et modulables pour le room service, d’une domotique exemplaire et d’une foultitude d’amenities, elles offrent pour chacune d’entre elles, sans exception, un panorama époustouflant courant du sol au plafond. Bangkok a trouvé ici un balcon privilégié d’où prendre le pouls de sa success story. Quand elles ne privatisent pas The Appartment, les socialites locales éreintées après une séance de shopping dans le mall se réfugient au bar inspiré de son fameux cousin tokyoïte ou au lounge couronné d’une installation dragonesque du japonais Hirotoshi Sawada.

Bangkok a trouvé ici un balcon privilégié d’où prendre le pouls de sa success story

L’art contemporain y règne, en effet, en maître, du hall d’entrée ouvert sur la rue au lobby à l’étage, avec ici et là une échelle d’or de Gao Weigang, un rocher d’argent par Zhang Wang, une photographie de Gursky, un buddha immaculé de Nonthivathn Chandhanaphalin ou des toiles plus contrastées de Chatchai Puipia tous issus de la collection du propriétaire des lieux Tos Chirathivat. Les restaurants, non plus, ne manquent pas de faire le plein. Portés par un service exemplaire, ils constituent une destination en eux-mêmes. On y enchaine, dès l’aube et au bord de l’eau, les petits déjeuners – au demeurant absolument délicieux – les power-lunchs sous les parasols avant les drinks au bien nommé Penthouse Bar + Grill. Contrairement au reste de l’hôtel déclinant une palette aussi lisible que discrète de rose poudré, de bronze mat et d’argent impeccablement soulignée de noir, les trois derniers étages de l’hôtel signés eux par le studio Avroko, jouent ici la carte du foisonnement et de l’opulence coloniale entre résille d’or et laque rouge, vapeurs d’opium et effluves de whisky anglais.

Comme on aimerait que tous les Park Hyatt du monde se rangent sous la même bannière et lui ressemblent un peu. 

L’ensemble à nouveau fort cosmopolite tient néanmoins la route et achève de consacrer le Park Hyatt Bangkok comme « the place to be » dans sa catégorie, qu’importe la chambre retenue parmi les 87 configurations qu’offrent la forme inédite de l’édifice. Aucune d’entre-elles n’étant à bannir, il n’est pour une fois pas besoin de se poser trop de questions et plutôt agréable de se laisser porter. Pour les adeptes du genre, Park Hyatt Bangkok propose d’ailleurs à l’aéroport un service de « meet & greet » à la porte de l’appareil suivi d’un transfert en BMW série 7 défiant toute concurrence et rimant avec évidence. Comme on aimerait que tous les Park Hyatt du monde se rangent sous la même bannière et lui ressemblent un peu. | Images © Mr. Tripper


Park Hyatt Bangkok
Grand Hotel | The very best

Central Embassy, 88 Wireless Road, Bangkok 10330, Thaïlande
E : bangkok.park@hyatt.com | T : + 66 2 012 1234
À partir d’env. 250€/nuit en Park King


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