BACK FROM… LA BAMBA DE ARECO

Ce n’est pas du cinéma, le Camila oscarisé de Maria Luisa Bemberg est déjà bien loin et pourtant impossible de croire que le spectacle qui s’offre à soi tienne ici du réel et non du Cinemascope. Une fois l’imposant portail franchi et l‘allée de platanes centenaires avalée au rythme mesuré de la calèche conduite par Andres, l’un des gauchos du domaine, tous les sens sont immédiatement submergés. Mais c’est l’œil qui dévisse en premier, en accrochant sur sa rétine cette trilogie chromatique aussi aberrante que parfaite, quand à travers les frondaisons de cet eden vert se détache l’azur du ciel en aplat et les taches rouges littéralement sang de bœuf badigeonnées sur les murs de cet Estencia à nulle autre pareille.

Caramba, quelle bamba !

Ces lieux en pareille nature où se condensent le charme et l’élégance avec autant d’évidence sont rares, si rares qu’ils agissent comme symbole, qu’ils portent en eux tous les fantasmes d’une région bien souvent, d’un pays parfois voire d’un continent entier. Rêver d’Amérique du Sud, d’Argentine, de Pays Gaucho mène forcément ici dans cette pampa célébrée par Supervielle, non plus comme une simple étape sur l’ancien Camino Real reliant en son temps le Pérou à Buenos Aires, à 120km de là, mais en tant que destination à part entière.

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DO NOT DISTURB | photo © Mr. TRIPPER


LA BAMBA DE ARECO

EXPERIENCE

THE VERY BEST

♥♥♥

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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L’UNE DES 3 CHAMBRES DE LA BATISSE PRINCIPALE | photo © Mr. TRIPPER
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LA CHAMBRE JABALINA | photo © Mr. TRIPPER
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LA CHAMBRE JABALINA | photo © Mr. TRIPPER
La ville de San Antonio de Areco dont elle fait la fierté ne s’y est pas trompée puisqu’elle a classé ce domaine inauguré en1830 à son patrimoine depuis plus de 35 ans maintenant et ce bien avant la rénovation magistrale dont il fut l’objet entre 2008 et 2010. Au-delà d’être un refuge pour l’âme depuis, il est chaque année en novembre le point de chute idéal pour assister à la Fiesta de la Tradicion, le plus grand rassemblement de gauchos de tout le pays. Celui privilégié ayant eu la chance de pouvoir assister à cette célébration nationale ayant pour cadre les ruelles de cette ville chargée d’histoire où se succèdent bal, concert, rodéo et surtout parade à la beauté stupéfiante n’est pas prêt d’oublier pareil moment de totale félicité.

Sur les pavés défilent fièrement dressés sur leurs montures parées pour l’occasion, ces visages de gauchos, hommes, femmes ou enfants, souriants ou graves mais à l’insolente et égale beauté.

Il faut dire que pour l’occasion, toute l’équipe s’installe en ville dès poltron minet le jour dit, colonise le trottoir en alignant quelques pliants autour desquels le ballet de serveurs passe comme chaque jour à l’heure de l’apéritif ses planches de tapas et remplit avec allégresse les verres de vin de Mendoza tandis que sur les pavés défilent fièrement dressés sur leurs montures parées pour l’occasion, ces visages de gauchos, hommes, femmes ou enfants, souriants ou graves mais à l’insolente et égale beauté. Derrière, dans le très joli jardin intérieur d’un des plus fameux artisans du coin, c’est au son des guitares et des chants traditionnels qu’est servi l’asado argentin, jusque tard dans l’après-midi, quand le soleil décline et que les pas de danse s’esquissent, que la joie de vivre et l’émotion se lisent sans peine sur tous les visages.

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LA SALLE À MANGER ET LA TABLE COMMUNE | photo © Mr. TRIPPER
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LES SALLES DE BAINS À L’ANCIENNE | photo © Mr. TRIPPER
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LE GRAND SALON-CONSERVATOIRE DE LA TRADITION | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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LA CHAMBRE JABALINA | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
Elles brillent encore quand à la tombée de la nuit, Il faut regagner la maison, cette Bamba de Areco dont aurait pu aussi rêver le symboliste belge Degouve de Nuncques fasciné par le ciel bleu phosphorescent, les lucioles scintillantes tapies dans les pelouses faisant écho aux halos de lumière intriguant dans l’une ou l’autre de ses 11 chambres et suites toutes aussi divines. Qu’elles soient de taille plus modestes dans les annexes mais avec le confort bienvenu de douches, abritées entre les murs épais et les hauts plafonds de la maison principale autour du patio planté de buis taillés et de jasmins entêtants, pourvues de lits coloniaux à baldaquins ou de cheminées pour certaines comme l’unique et divine suite coloniale dite Jabalina dans son petit pavillon indépendant, elles invitent toutes, derrière leurs volets verts, quand la lumière joue dans les rideaux et sur les parquets noircis et que les ventilateurs tournoient, à s’abandonner blottis dans leurs draps de coton égyptien à la paresse ou à la lecture, la maitresse de maison ayant pris soin de disposer les livres en nombre.

Elles invitent toutes, derrière leurs volets verts, quand la lumière joue dans les rideaux et sur les parquets noircis et que les ventilateurs tournoient, à s’abandonner blottis dans leurs draps de coton égyptien à la paresse ou à la lecture

Aussi discrète que fortunée, préférant garder l’anonymat de son nom et taire son talent de décoratrice hors pair, elle et son mari ont laissé à Lucila et Guillermo son compagnon, le soin de recevoir en leur absence comme chez eux. Ces derniers n’hésitent donc pas à partager la table tous les jours avec leurs hôtes ou à volontiers céder leur place à l’une de leurs fidèles adjointes, Veronica, ou encore Maria Felices dépêchée de Buenos Aires de temps en temps pour emmener la petite équipe de 20 personnes présidant aux destinées du lieu avec un charme et une énergie contagieuse. Chacun d’entre eux présents à l’arrivée d’un client lui sera introduit selon un rituel bien rodé à l’instar du dévoué Gaston, le benjamin et rayon de soleil de cette maison de famille. Une maison qui ne pourrait exister sans ses écuries et les gauchos qui en font l’essence et le caractère unique !

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L’ARNACHEMENT LUXUEUX DES GAUCHOS | photo © Mr. TRIPPER
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L’UNE DES PHOTOS SIGNÉES D’ALDO SESSA | photo © Mr. TRIPPER
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PHOTO D’ALDO SESSA À LA PULPERIA | photo © Mr. TRIPPER
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LES ÉTRIERS SCULPTÉS EN DÉCO | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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L’ARNACHEMENT LUXUEUX DES GAUCHOS | photo © Mr. TRIPPER
De Martins à Andres, pour les plus téméraires d’entre eux, les gauchos sont ceux qui rythment de leurs talents de cavaliers chaque moment de la journée. Rejoints au petit matin par les pensionnaires de l’équipe de polo personnelle de la Bamba qui s’affronte avec celles du voisinage lors de matchs amicaux sur le terrain de la propriété, ils s’adonnent selon les jours à de toutes aussi amicales joutes pour le plus grand plaisir des pensionnaires alignés à l’ombre des eucalyptus géants ou à cet art ancestral et bouleversant du murmure à l’oreille des chevaux accompagné à la guitare ou à l’accordéon dans de déchirantes mélopées quand ils n’emmènent pas leurs fans, auxquels on finit forcément par appartenir, en ballade à cheval ou en calèche à travers la pampa.

cet art ancestral et bouleversant du murmure à l’oreille des chevaux accompagnés à la guitare ou à l’accordéon dans de déchirantes mélopées

Il n’est pas rare non plus de les surprendre au galop, au pas chassé ou dans un quelconque autre entrainement du quotidien, au détour des pelouses du domaine comme dans un rêve éveillé. Il faut dire que le spectacle est ici permanant et immanent à ce décor naturel de prairies extraordinaires s’étendant à perte de vue au delà des limites de ce domaine aux centaines d’hectares. Quelque soit l’endroit d’où il se contemple, dans la fraicheur du petit matin couvert d’un poncho sur l’un des nombreux bancs de la galerie déambulatoire, en maillot allongé au bord de la piscine miroir ou à l’ombre d’un arbre tutélaire abandonné dans l’un des adirondacks parsemant les pelouses, le parfum est toujours exquis et la musique entêtante. Difficile de se repaitre de ce spectacle scénographié par Dame Nature, de la course de la lumière sur l’herbe tendre, des lapins y détalant, des cigognes, aigrettes et autres hérons hiératiques y prenant facilement la pose comme des oiseaux la survolant. Penser connaître le chant des oiseaux est pure illusion avant d’avoir entendu ceux démarrant dès le lever du soleil, se faisant parfois assourdissant, s’éteignant à peine dans la nuit car c’est pas moins d’une trentaine de variétés d‘oiseaux dûment répertoriés qui colonisent l’ombre des jacarandas violacés, des acacias et eucalyptus odorants, lapachos sacrés et autres chênes centenaires de ce parc extraordinaire. Penser les couvrir des sons enregistrés d’une radio ou d’une télévision serait illusoire, ni l’une, ni l’autre, pas plus de téléphone n’envahit ou ne défigure par chance les chambres d’où est également impossible toute connexion au wifi, un wifi de toute façon si capricieux qu’on aimerait le savoir également absent des espaces communs.

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GAUCHO LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER
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GAUCHO LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER
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MINI GAUCHOS LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER
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MINI GAUCHO LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER
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ARNACHEMENT D’AREGNT POUR LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER
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GAUCHO LE JOUR DE LA PROCESSION | photo © Mr. TRIPPER

 

Car on ne voudrait rien rompre de cette harmonie qui court de la bibliothèque réfugiée dans la tour de garde au grand salon conservatoire de l’art vernaculaire au parquet ciré chaque matin en passant par les écuries parfaitement ordonnancées, ne rien soustraire à cette élégance et ce bon goût touchant chaque élément du décor. Un décor qui n’en est pas un puisqu’il a l’évidence du confort, un décor où chaque repas est une fête, qu’il se prenne en intérieur ou en extérieur, sur les longues tables de bois blanchi sous la pergola au lever du jour, sous les canisses du quincho pour l’asado du midi ou sur le vernis tampon de la salle à manger intérieure ou bien encore auprès de l’imposante cheminée et sous le regard bienveillant des photos signées Aldo Sessa de cette Pulperia abritant également la boutique où trouver la crème de l’artisanat local spécialisé dans le travail du cuir, de l’argent ou le tissage en tout genre. On s’y régale bien sûr de viande présente parfois plus que de raison mais le chef, Federico sait aussi rester à l’écoute et adapter ses menus en fonction des désirs de chacun, même les amateurs de sans gluten auront leur pain ou leurs pâtisseries délicatement servis à la sortie du four et faits maison comme ces confitures, ce « dulce de lece » que l’on retrouve dans les crêpes marquées au fer rouge ou avec les scones du goûter servi chaque après-midi.

On ne voudrait rien rompre de cette harmonie, ne rien soustraire à cette élégance et ce bon goût touchant chaque élément du décor, de ce décor qui n’en est pas un puisqu’il a l’évidence du confort

En y ajoutant les légumes poussant aux environs et le vin local coulant à flot, on arrive à une équation rapport qualité prix plaisir qui se passe de commentaires, les quelques 545€ en basse saison ou même les 890€ de la haute saison à débourser pour vivre pareil rêve dans le confort de la Suite Jabalina paraissent relativement bon marché et mieux que cela feraient presque oublier les quelques 14 heures d’un vol Air France, aux espaces de voyage nouvellement inaugurés, tenant encore éloigné ce paradis à bonne distance de la condition humaine.

L’Argentine version Cinemascope

Membre Relais & Châteaux11 chambres | 4 catégories | de préférence en Suite cottage ou Coloniale

Route 31, San Antonio de Areco, Buenos Aires, Argentine | Aéroport Ministro-Pistarini d’Ezeiza Buenos Aires, EZE | Itinéraire : rome2rio.com

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LA BAMBA DE ARECO | EXPERIENCE | THE VERY BEST

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Ouvert toute l’année

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Let’s goWhy notNo way

Jean-François et Pascale D, propriétaires | Guillermo F. Savino & Lucila Torre Deymonnaz, General Managers

Experience  unique au coeur du pays Gaucho, situation exceptionnelle, bâtisse historique classéeparc et domaine bicentenaire, écuries et équipe de polo sur site, cuisine argentine sur mesure, formule tout inclus, décoration raffinée, piscine extérieure, salle de massage

À partir de 545€ en basse saison et jusqu’à 890€ en haute saison (1.150€ pour 4) | Pension complète (boissons incluses) et activités incluses

T : +54 11 4519 4996  | M : labamba@labambadeareco.com | W : labambadeareco.com

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LA PISCINE, ÉPOUSTOUFLANT MIROIR D’EAU| photo © Mr. TRIPPER