BACK FROM… CHEVAL BLANC RANDHELI

Si pour certains le luxe n’est pas un plaisir, le plaisir est ici assurément un luxe qui sonne comme une évidence. On se méfie pourtant et souvent à juste titre, des hôtels conçus comme des déclinaisons de marques venues d’autres univers et de maisons de luxe a fortiori, forts de la morale de de Florian qui voudrait que chacun veille à garder son métier. En dehors d’un Bulgari à Milan ou d’un Baccarat à New York, les réussites de diversification dans le domaine sont en effet loin d’être nombreuses et encore moins heureuses.

Paradis pour hédonistes !

Mais tout ceci était sans compter l’irruption dans le secteur de LVMH Hotel Management avec Cheval Blanc et plus particulièrement cet opus maldivien qui permet de ne plus douter des ambitions de la marque et encore moins de sa force de propositions. Certes, la matière première est là et ne se fait pas prier : l’or du soleil, l’azur des flots, l’ocre blanc du sable forment des sources d’inspirations on ne peut plus évidentes et abondantes. Mais c’est pour le moins une voie différente, dissonante sans être fondamentalement disruptive, ni moins intéressante, de celle qui a cours aujourd’hui dans le monde de l’hôtellerie qu’a choisi Cheval Blanc, un pari impossible à tenir pour beaucoup d’autres car illégitime, un vocabulaire réservé à une certaine élite qui veut croire que le luxe et le chic peuvent encore faire bon ménage.

Si pour certains le luxe n’est pas un plaisir, le plaisir est ici assurément un luxe qui sonne comme une évidence.

On pourrait continuer longtemps ce préambule nécessaire à la compréhension des lieux, épuiser les formules, les qualificatifs et tous les superlatifs que nous ne viendrions pourtant pas à bout de ce qui se joue là à Randheli, aux Maldives à 40 minutes d’hydravion d’une capitale que d’aucuns, là encore, ne voudraient ne serait-ce qu’entrevoir, point de vue dont on pourrait débattre. Disons pour continuer à filer la métaphore, que si on peut toujours fermer les yeux sur certaines choses, il est conseillé de les garder grands ouverts pour beaucoup d’autres y compris le bonheur car le rêve est aussi fait pour se vivre.

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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CHEVAL BLANC

RESORT

& BEYOND

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Certains, en d’autres temps, ont fait de la recherche du plaisir une doctrine qui faisait dire à Chamfort « Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale ». On me pardonnera la verdeur de la formule en ces temps de privations et de contritions parfois extrêmes mais il subsiste encore un luxe qui n’a corrompu ni le goût, ni les mœurs, un bonheur qui ne peut se refuser et qu’il suffit juste de s’autoriser à cueillir. N’ayons pas peur des mots, c’est une jouissance pure et simple, presque candide diablement évidente à laquelle nous convie Cheval Blanc Randheli. Dans cet atoll de Noonu, siège également du tout nouveau et voisin Soneva Jani à l’expérience aussi opposée qu’incomparable, Randheli s’impose elle comme la nouvelle Sybaris. En posant le pied sur l’un des cinq îlots qui la composent, il faut n’être conscient que d’une chose : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté », comme le disait si bien Baudelaire.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté.

Pas seulement là-bas d’ailleurs car dès la réservation, via un site internet qui reste un modèle du genre avec la possibilité de marquer sa préférence à l’avance pour mille et un détails parfois aussi extravagants que la température de la chambre, la position de couchage habituelle, le contenu du mini bar, la nature des fruits et autres gourmandises servies à intervalles réguliers ou le service des sodas avec ou sans glace ou bien encore avec ou sans citron, c’est une aventure à nulle autre pareille qui commence. Dire que le sens du détail comme la priorité donnée au service atteignent des niveaux rarement vus ailleurs va sans dire. À la réception de la pochette de cuir piqué sellier, du fameux taupe signature de la marque, contenant tous ses documents de voyages, on ne sait pas encore que l’on embarque pour Cythère, car au retour c’est sur on sera tombé follement amoureux. Le salon privé à l’aéroport de Malé comme le vol spécial opéré par l’hydravion privé de la Maison tendu du même cuir taupe, ourlé de bois sombre et garni de coussins d’un jaune emblématique et résolument pop, qui n’aura de cesse d’imprimer la rétine pendant son séjour, ne sont que les prémices d’un manège enchanté sur lequel on aurait tort de ne pas vouloir monter.

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D’autant que les Alchimistes (nom donné aux habituels Guest Relations Manager chez d’autres), les Majordomes ou les Ambassadeurs de la Maison – pour plus de la moitié maldiviens comme le veut la tradition – placés depuis le premier jour sous la bienveillance de l’ineffable Renato W. Chizzola et de sa charmante assistante et parfaite hôtesse Solène Lefebvre, semblent avoir reçu tous les dons dont un qui vaut plus que tous les autres, celui de savoir recevoir avec un art consommé les Sybarites modernes que nous sommes. Ils forment le cœur, au propre comme au figuré, de cette entreprise que l’on quitte le jour du départ comme l’on prendrait congé d’amis ou de parents proches, avec force effusion. On ne sait par quel mystère, par leur présence au quotidien, la répartition de leurs rôles, l’ordonnancement de leurs apparitions, leur diversité, d’origine, de taille, de sexe ou d’âge peut-être, allez savoir, ils forment autant de membres aussi identifiables qu’estimables d’une même famille.

On pourrait, là encore, s’attarder sur les uns et les autres et leur capacité à émouvoir au-delà de l’excellence de leur travail ou de l’accent charmant avec lequel ils lancent non sans panache cet inévitable « bonjour Madame » ou « bonjour Monsieur » à chaque croisement de regard, mais il en est un dont nous ne pouvons pas ne pas faire mention tant Jean-Michel Gathy, architecte prolixe pour le compte d’Aman (7 réalisations à ce jour) et déjà auteur du très remarqué et non loin One & Only Reethi Rah auquel il emprunte quelques codes comme ses extraordinaires plafonds cathédrales balinais, est incontestablement lié à l’agrément ultime de cette propriété qui préfère s’appeler maison qu’hôtel. Le fondateur du Studio Denniston qui a marqué du sceau de son talent l’univers de l’hôtellerie, depuis près de 40 ans maintenant, s’est surpassé ici, à l’instar de ses quelques 350 employés et des 1.0000 ouvriers à en avoir assuré la construction, en multipliant les références et les détails, s’exerçant à beaucoup de variantes dans des proportions pas toujours idéales mais invariablement spectaculaires à l’image de ces impressionnantes fenêtres qu’il a ouvertes sur la mer et l’horizon au sein des villas, des restaurants ou du spa. Dans ces encadrements volontairement arrangés autour de la réalité et d’une topographie – quoi qu’on en dise – insolemment photogénique, il n’y a de place que pour le rêve.

Dans ces encadrements volontairement arrangés autour de la réalité et d’une topographie – quoi qu’on en dise – insolemment photogénique, il n’y a de place que pour le rêve

Un rêve peuplé de formes et d’énigmatiques figures que sont les œuvres de Vincent Beaurin d’Andalus à Yellow World en passant par Constellation, l’Arche qui veille à l’entrée de l’île ou les 46 couronnes-spectres faites de poudre de marbre et de quartz habillant les salles de bains insensées et que viennent contrebalancer dans un parcours voulu conjointement par l’Art Advisor Hervé Mikaeloff et Denniston, les réalisations de Manuel Merida, les céramiques de Rina Menardi, celles de Gaya ou de manière plus anecdotique les bois anonymes pétrifiés ou sculptés, les vases jaunes signatures, les chandeliers ou les parures de coquillages colorés, les effigies de cheval déclinées sous toutes ses formes, les libellules artisanales posées sur des tables en bois de cannelle, le mobilier pour la plupart exclusivement dessiné pour les lieux et pour certaines pièces époustouflantes parées de bronze fondu, de feuille d’or, de galuchat, de peau de serpent, de cuivre repoussé, de marbre ou de granit noir qui font le parfait contrepoint au sable ou au bois mêlés à la toile de jute ou au chanvre tissé. À l’image de ces fresques stylisant des racines de palétuviers, Cheval Blanc Randheli réussit l’alliance du simple et du sophistiqué sans se départir de l’indispensable référence à l’esprit maldivien et à l’exotisme en général. Certes, le luxe ne renonce pas complètement à y être spectaculaire, parfois très démonstratif comme dans ces chandeliers du restaurant gastronomique plutôt incongrus sous pareille latitude, mais il se veut volontairement décomplexé et avant tout doué d’une belle humanité. Le plus bel exemple de cet art de vivre et de recevoir déployé sans réserve reste sans doute ces attendrissants dhonis de bronze miniatures dans lesquels, chaque jour, son majordome vient délicatement apposer au fer un mot bienveillant à l’instar des messages laissés en coraux assemblés sur le sable de son allée privative ou sur la plage du spa par exemple.

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Soyons clairs, Cheval Blanc Randheli ne pose question qu’à celui qui ne peut se l’offrir, mais je peux en faire la promesse comme l’aveu, même le plus réticent succombe aux charmes de ses îles colonisées par seulement 45 villas qui redéfinissent avec un minimum de 240m2 l’idée d’espace à vivre et entre lesquelles le choix s’avère cornélien. Heureusement les villas dites Garden Water départagent peut-être les tenants de celles entièrement sur pilotis pour leur accès direct à la mer de ceux préférant dans les 15 Island Villas le jardin à l’arrière et la bande de sable blanc à l’avant marquant la plus jolie des frontières entre le noir de piscines granitiques privatives longues de quelques 12 mètres et le caeruleum d’une eau qui ne saurait se confondre avec le ciel.

L’heureux locataire des 1.000m2 qui constituent la très superlative Owner’s Villa, relativisant pour sa part la notion même de Villa, n’est pas en proie, bien entendu, à pareil choix puisque cette dernière a été conçue comme une ile en soi, avec son ponton privé, son propre spa, sa flotte de Dhonis, son équipe de majordomes et son chef dédiés au bon vouloir d’hôtes au nombre de huit à même de jouer aux nouveaux Robinsons et par respect desquels, il nous est impossible d’en dévoiler tous les détails. En dépit d’une architecture extérieure qui ne restera peut-être pas dans les annales, ses espaces intérieurs ont eux de quoi faire défaillir à l’image de cette triple réception ouverte aux vents coulis et sur deux plages se faisant face, bordée à l’Ouest par une immanquable piscine de 25 mètres partiellement à l’abri d’un gigantesque gazebo qui à l’image de toute les constructions de Randheli en impose plus qu’il n’impose.

Cheval Blanc Randheli ne pose question qu’à celui qui ne peut se l’offrir.

L’amateur, quant à lui, d’une extrême naturalité et qui n’aurait pas trouvé matière suffisante à l’évasion, dans l’intimité de sa propre langue de sable ou dans les multiples plages dégagées au détour des bucoliques passerelles reliant les 3 iles principales, aura toujours le choix d’un coup de Dhoni de se rendre sur l’île refuge de Maakurandhoo couvertes de pandanus et autres arbrisseaux tropicaux tout juste taillés pour laisser place aux parties de tennis disputées en toute tranquillité comme aux sessions de Boot Camp matinales ou accoster sur l’île du Spa pour une de ces retraites dont la délicieuse Corinne Laurette et ses équipes formées aux quatre coins du globe ont le secret. Les journées bien- être peuvent ici s’enchainer sans craindre une quelconque monotonie ou l’ombre d’un déplaisir, les menus élaborés par les chefs des 6 restaurants et bars que comptent les lieux n’ont en commun que l’excellence et l’évidence jusque dans les desserts alors allégés de Samy Loison, le remarquable chef pâtissier.

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Bien qu’il en soit l’un des arguments majeurs et unanimement considéré, L’Art Culinaire n’est bien évidemment pas le seul à s’exprimer sur l’île. Toutes les bonnes fées s’étant penchées sur le berceau, Cheval Blanc Randheli qui s’apprêtait à célébrer son 3ème anniversaire lors de cette visite collectionne les bons points comme les initiatives, imprimant sa marque sur tout, de la bouteille d’eau, qui n’échappe à pas à la règle chromatique du jaune et du taupe, à l’huile merveilleuse, aux bougies parfumées et autres onguents spécialement élaborés pour la marque en passant par les nombreux accessoires allant du sac de plage aux espadrilles et aux flip-flops gracieusement fournis. Non, rien et à tort, n’échappe à l’emblème du palefroi cabré ou au chiffre de cette marque qui met un point d’honneur à faire de la créativité son cheval de bataille alors qu’elle n’a aujourd’hui plus rien à prouver.

Tenons-nous là le meilleur resort au monde ? Si par resort on entend cette entité propre à distraire de l’ordinaire, alors oui…

Son incroyable modernité et son sens de l’innovation jusque dans les Ipad pilotant l’intégralité des fonctionnalités des villas ou listant l’exhaustivité des expériences et des activités dont la simple lecture suffit à faire rêver, ne peuvent pas plus être remis en cause. Si Aman a une âme, Cheval Blanc a résolument de l’esprit. Cette maison tropicale et colorée qui réjouit les sens et cultive le goût du luxe en est la démonstration éclatante. Nul besoin de conter par le menu la somme des réjouissances qui s’ordonnancent dès que, contrairement à tant d’autres lieux, les parasols sont levés par quelque main invisible quelques minutes avant celui du soleil et que l’île dans toute sa plénitude s’offre alors au regard exigeant du client même le plus matinal ! Nous pourrions certes parler des incontournables croisières au coucher du soleil au milieu des dauphins ou des raies manta en saison, des sorties en plongée PADI qui peuvent ici se coupler au yoga, des sports nautiques à l’inventaire presque sans limite mais après tout que ne savons-nous pas déjà ? Pourquoi dévoiler la recette d’un Plaisir sucré qui colle aux doigts comme au cœur, à l’image de ce parfum baptisé Island Chic qui, non content de délicieusement parfumer la peau, imprime la mémoire à jamais. Tenons-nous là le meilleur resort au monde ? Si par resort on entend cette entité propre à distraire de l’ordinaire, alors oui, on peut le dire, Cheval Blanc fait avec ce paradis pour hédonistes bien mieux que d’appartenir à la cinquantaine d’adresses de sa catégorie pointées sur la carte du voyage.

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LA PLAGE DU SPA | photo © Mr. TRIPPER

Le bon goût du luxe

45 Villas avec piscine privative de 12m, de 240m2 à 1.000m2 | 4 catégories avec une préférence pour les Island Villas

Randheli, Atoll de Noonu, Maldives | Aéroport de Malé, MLE | Itinéraire : rome2rio.com


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Ouvert toute l’année 

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Let’s goWhy notNo way

Jean-Michel Gathy (Denniston), architecte | Sébastien Le Gall, directeur culinaire & Samy Loison, chef pâtissier | Renato W. Chizzola, General Manager ou Maitre de Maison | Corinne Laurette, Spa Manager

Amenities spéciales, Spa Guerlain & L. Greyl, salon aéroport et hydravion privé, décoration superlative et oeuvres d’art, espaces remarquables, restauration sophistiquée, service au plus que parfait, centre de plongée PADI, 2 piscines de 25 mètres + piscines privatives de 12 à 25 mètres,  sports nautiques, cours de tennis, practice de golf, expériences uniques et activités pléthoriques, 6 restaurants dont le gastronomique 1947… 

À partir d’env. 2.065€ TTC/nuit en Water Villa | Wifi et petit déjeuner inclus | Transferts en hydravion privé : env. 750€/pers./trajet

Tel : +960 656 15 15 | Email : info.randheli@chevalblanc.com | Web : randheli.chevalblanc.com/fr