BACK FROM… HOTEL JULES CÉSAR

Les Rencontres de la Photographie ne sont déjà plus qu’un lointain souvenir, les grains de riz de la fête célébrée en son honneur ont cédé en cette saison la place aux feuilles mortes, mais les majestueuses silhouettes des platanes du boulevard des Lices se dressent toujours fièrement dans l’azur du ciel de Provence.

Veni, vidi, vici ?

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Arles n’a pas dit son dernier mot. L’ancienne métropole romaine continue de vivre au rythme du soleil et de nouvelles manifestations la consacrant un peu plus chaque jour dans son rôle de première commune de France. Non contente de l’être par son étendue, elle pourrait aisément le devenir pour la qualité et la diversité de son offre hôtelière en perpétuel renouveau. S’il y a encore d’autres projets à voir le jour (dont nous parlerons bientôt) et si d’autres voix se sont déjà fait entendre, il en est une qui accompagne cette ville depuis presque toujours. Depuis 1928, le pompeusement nommé Jules César y fait, en effet, seul figure de grand hôtel, toujours auréolé de son glorieux passé de résidence pour artistes de passage, de Cocteau à Picasso en passant par Hemingway pour n’en citer que quelques-uns.

Si d’autres voix se sont déjà fait entendre, il en est une qui accompagne cette ville depuis presque toujours.

Avec lui, nous sommes certes très loin de l’intelligence et de la radicalité du propos distillé par les Schiepan dans les 4 chambres de leur Collatéral récemment ouvert, peut-être un peu moins de l’efficacité réjouissante de l’Hôtel du Cloitre mais quand même à bonne distance du charme faussement suranné de l’Hôtel Particulier. Il n’aurait sûrement jamais eu droit de cité ici si un ex-couturier et pas des moindres ne s’était vu confier la tâche délicate de le rhabiller et de le propulser ainsi dans une  forme de modernité que chacun sera libre d’apprécier mais qui assurément ne ménage pas ses effets.

DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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LE JULES CÉSAR

GRAND HOTEL

A GOOD CHOICE

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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Il faut reconnaître à l’enfant du pays qu’est Christian Lacroix un talent indéniable pour la couleur et la prise de risques, certes parfois à la limite du genre, mais surtout une capacité formidable à reformuler et décliner les codes arlésiens qui lui sont si chers. Dans les 52 chambres et suites de cet ancien couvent carmélite, l’un et l’autre s’expriment dans les grandes largeurs à l’image des vers de Frédéric Mistral tapissant les couloirs, la couleur se répandant allègrement sur les murs ou trempant sans vergogne et malice pieds de chaises ou armoires entières dans des bains de vermillon, de céruléen ou de chrome faisant tache sur des tapis carrelages en trompe-l’œil ou en cachemire démultiplié. Les moulures y jouent les invités surprises, les grisailles sèment le trouble, les motifs se la pètent en all-over. Ça déménage, ça se bouscule ou se télescope. Le tout frôle de temps en temps l’overdose mais curieusement dans les chambres relativement épargnées par l’artiste apprenti-sorcier, on s’ennuie un peu. Les salles de bains qui lui ont échappé ont vite le blues et nous rappellent avec les ordinaires console-bar d’un noir luisant que derrière tout cela il y a, non pas un individu, mais une chaîne hôtelière avec un impératif de soi-disant fonctionnalité qui n’a pas tout à fait tenu toutes ses promesses.

Il faut reconnaître à l’enfant du pays qu’est Christian Lacroix(…) une capacité formidable à reformuler et décliner les codes arlésiens qui lui sont si chers.

Comme si le grand-hôtel devait toujours s’encombrer d’un devoir de réserve et l’artiste se trouver brimé dans ses élans. Malgré ses altières paysannes et ses fiers taureaux parfaitement appliqués en ombres chinoises sur la frise de son illustre plafond encore éclairé de ses lustres d’origine en fer forgé, le restaurant Lou Marques dont l’impressionnante silhouette d’un torrero dans l’effort marque l’entrée et dont les multiples sièges semblent annoncer la couleur du renouveau, n’énonce in fine pas grand-chose. Il n’a malheureusement pas plus d’allant ou d’envie de verser dans le local, le biologique, le gastronomique ou une quelconque modernité se contentant de rester à l’ombre de ses stores rayés de jaune et de blanc en terrasse comme de son ancienne étoile.

DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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Mais peut-être que ceux qui font le choix du Jules César ne s’en soucient pas tant que cela car, après tout, Arles a aussi gagné ces dernières années d’autres tables aussi bien en dur qu’en mode éphémère comme le formidable Paris Pop-up à même de réjouir les palais les plus blasés. Ils ont tout simplement gardé la nostalgie d’un service hôtelier, certes ici en bras de chemise, mais néanmoins affable, avec la juste dose de componction réchauffée par un accent forcément désarmant. Ils aiment les clés aux portes et suspendues à la loge, les porteurs de bagages qui connaissent jusqu’au chemin du coffre de voitures aux moteurs déjà en route et stationnées dans la cour d’honneur à l’heure du départ. Ils préfèrent les ascenseurs aux escaliers et les piscines chauffées même en saison, ils se languissent de magazines et revues étalés en chambre et de concierges jamais avares de brochures et de conseils, ils ne détestent pas pas plus les spas qui se réclament des Cinq Mondes plus que de la Provence et préfèrent peut-être aussi les orchidées en pots plus qu’un brin de lavande ou d’olivier en chambre.

ils veulent encore être enivrés par la senteur des pins dans lesquels s’engouffre le vent, bercés par le chant des hiboux ou réveillés au son des cloches de l’église toute mitoyenne et comme ils ont raison

L’absence de cohérence ne les embarrasse pas plus que de raison, ils pardonnent tout aussi facilement la timidité et le dévouement des stagiaires dépéchés en saison que la climatisation. Mais ils aiment aussi et avant tout les fenêtres grandes ouvertes sur le jardin d’aromates en contrebas qui depuis toujours fait le charme de cet ancien cloître, ils veulent encore être enivrés par la senteur des pins dans lesquels s’engouffre le vent, être bercés par le chant des hiboux ou réveillés au son des cloches de l’église toute mitoyenne. Et comme ils ont raison. Ils font le choix, bon au demeurant, d’accorder, par leur présence, encore un peu d’estime à une hôtellerie que l’on voudrait non pas voir à disparaître mais continuer à servir son propos avec autant d’élégance que d’excellence et surtout plus d’à-propos. Mais au-delà de cela, ils réclament le droit, à la fin de leur séjour en Arles, de pouvoir dire comme Jules César : “Veni, Vedi, Vici” !

La légende d’Arles revisitée

MGallery collection | 52 chambres dont 11 suites | 3 catégories, de préférence celles sur le cloître ou en rez de jardin dont la N°14 dite Suite Christian Lacroix 

9, boulevard des Lices, 13200 Arles, France | Gare de Nîmes ou Arles TGV | Itinéraire : rome2rio.com 

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HOTEL JULES CESAR | GRAND HOTEL | A GOOD CHOICE  43.675220, 4.628464 [su_button url=\"http://www.hotel-julescesar.fr/\" background=\"#000000\" color=\"#ffffff\" wide=\"yes\" center=\"yes\" text_shadow=\"0px 0px 0px 0\"]BOOK NOW[/su_button]Hôtel Jules César *****, Boulevard des Lices, Arles, France (Itinéraires)
Ouvert toute l’année. 

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11° 13° 16° 19° 23° 27° 29° 30° 26° 21° 16° 12°
Let’s goWhy notNo way

Olivier Sabran, architecte | Christian Lacroix, décorateur | Florence Barron, General Manager

Localisation centrale, chambres et suites signées Christian Lacroix, piscine chauffée extérieure, Spa Cinq Mondes, terrasses et jardin ombragés, éléments historiques et environnement préservé,…

À partir de 149€ TTC/nuit en Chambre Classique ou 438€ en Suite Lacroix | petit déjeuner et wifi inclus

Tel : +33 4 90 52 52 52 | Mail :  contact@julescesar.fr | Web : hotel-julescesar.fr