BACK FROM… SAN GIORGIO MYKONOS

Il y a des endroits comme ceux-là qui, à force d’avoir été tant désirés, déçoivent presque immédiatement à peine appréhendés. On ne sait pas pourquoi mais tout à coup vient l’envie irrépressible d’y traquer alors le moindre défaut, persuadé que le verre se doit d’être à moitié vide. On en viendrait presque à vouloir s’être trompé comme si le bonheur ne pouvait se nicher là, dans la simplicité et l’évidence des choses, parce que presque trop facile à saisir.

Quand l’objectivité donne tort et la subjectivité raison !

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Et c’est vrai que, de temps en temps, il y a à redire, de quoi pinailler aussi et parfois à raison. Cela peut même être si gros que l’on aimerait en rire. Un couloir aérien, une musique de plage voisine qui porte jusque tard dans la nuit dès le vent levé du mauvais pied, un voisin indélicat laissant son terrain à l’abandon, un parking qui loge sous la fenêtre, un wifi capricieux, un robinet qui reste dans la main, il n’en faudrait pas plus pour prendre la fuite, mais ne serait ce pas prendre le risque de passer à côté de l’essentiel ? Comme on se l’autorise parfois pour soi-même, un sursaut d’indulgence peut s’avérer salutaire. Un peu comme pour une pâte qu’on laisserait reposer, une première nuit permet de rafraichir le regard et alors le lendemain tout parait plus clair.

Comme on se l’autorise parfois pour soi-même, un sursaut d’indulgence peut s’avérer salutaire

Dans le cas d’espèce, il suffit des premiers rayons du soleil qui percent à travers les volets et nimbent d’or les moustiquaires ou plus prosaïquement d’un premier sourire au petit déjeuner, comme celui d’Effie s’enquérant de cette première nuit, puis celui de Noémie et de tous les autres, de George à Markos qui s’accumulent tout à coup comme des bons points et des images que l’on n’arriverait plus à ranger dans des boites devenues trop petites. Ils sont nombreux de l’hôtel à la plage (plus de 150 pour la seule plage) à mériter la même attention en retour.

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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
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SAN GIORGIO MYKONOS

CHEAP & CHIC

THE VERY BEST

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Ce sont ces grecs que certains ont voulu humilier. Ils n’ont jamais été aussi vaillants et brillants Les expériences se multiplient maintenant dans ce pays sur les îles ou le continent et à chaque fois ce même constat, les Grecs ont un sens du service rare et une générosité peu commune sous nos latitudes. Grâce à eux, un séjour entier peut se muer en une succession de petits bonheurs… ou pas. De même que l’on pourra s’attarder sur la légende sulfureuse de Thomas Heyne et Mario Hertel, les créateurs des lieux, ou s’attacher plutôt à leur reconnaître un incommensurable talent, tout est question de point de vue. Claus Sendlinger, le patron de Design Hotels, lui, ne s’y est pas trompé puisque c’est ensemble qu’ils ont choisi de faire de ce San Giorgio Mykonos en 2012 puis de la plage de Scorpios l’année dernière des Design Hotels Projects™, démarrés avec Papaya Tulum et récemment complétés par La Granja Ibiza, qui servent de modèles à travers le monde. Michael Schickinger et Annabell Kutucu de Lambs & Lions, les frères Dimitris et Konstantinos Karampatakis de K Studios n’y sont pas étrangers non plus car leurs styles respectifs ont fait depuis école. On ne compte plus les ouvertures d’hôtels se réclamant de ce fameux esprit « bohemian chic » qu’ils ont lancé ici et qui vient de trouver une nouvel exemple avec la tout juste ouverte Casa Cook à Rhodes.

San Giorgio Mykonos et Scorpios forment des rimes essentielles car ils touchent à une nouvelle définition du voyage et du plaisir, plus holistique que sophistiquée

Mykonos aurait-elle connu ce regain d’intérêt et son développement actuel sans eux ? Rien n’est moins sûr. L’île star des Cyclades leur doit beaucoup, le meilleur comme le pire aussi à l’image de Paradise Beach qu’ils ont aujourd’hui délaissée mais dont les rythmes endiablés continuent de chahuter les oreilles. Comme beaucoup sur l’île et ailleurs, leur philosophie de vie a changé, les priorités se sont faites autres, les goûts aussi. N’ont-ils pas recruté pour cela un vrai chef de cuisine en la personne d’Alexis Zopa pour leur plage et pris les conseils pour le moins avisés du génial Athinagoras Kostakos de Bill & Coo. Aujourd’hui, San Giorgio Mykonos et Scorpios forment des rimes essentielles car ils touchent à une nouvelle définition du voyage et du plaisir, plus holistique que sophistiqué.

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Évidemment les 32 lits de l’un et la centaine de sunbeds de l’autre ne sont pas à laisser entre toutes les mains. Car nous ne pouvons pas vraiment parler d’hôtel ou de plage au sens propre du terme ? Il s’agit plutôt d’un vaste ensemble communautaire qui pour San Giorgio tient plus de la pension de famille à bien des égards que de l’hôtellerie traditionnelle et d’une agora moderne plus que d’une escale balnéaire pour Scorpios. En effet, il ne faut pas s’attendre au respect des codes existants même si l’un et l’autre laissent apparaître leur différence. Ce qui devait en effet n’être pour l’un qu’un projet éphémère vient de rempiler en l’état pour sa 4ème saison sans rien savoir de son avenir à court terme alors évidemment la décoration ou la maintenance qui n’avaient pas d’autre ambition que la saison se voudraient aujourd’hui plus abouties. A contrario, Scorpios bien décidé à s’enraciner sur l’île rouvre cette année avec une attention portée jusque dans les moindres détails.

Et puis on pourra aussi faire comme chez soi (…) et tout à coup simplement décider de s’en foutre…

Quand certains, pourront, encore et à raison, se plaindre des chambres du premier, qu’il serait déraisonnable de conseiller en dessous de la bien nommée catégorie Basico pour la plupart sans vue ou alors très limitée, aucun ne pourra décemment se plaindre des lits de repos et des tauds de bois flottés parfaitement alignés du second. Quelque soit la ligne choisie, selon l’ambiance recherchée, la vue merveilleuse sur la mer comme le confort des serviettes épaisses aimablement disposées dans des paniers d’osiers idoines seront d’égale valeur. Alors oui, on aura le droit de râler à l’un et de s’ébaudir à l’autre ! Et puis on pourra aussi faire comme chez soi, commencer à arranger sa chambre, changer la disposition des éléments, et tout à coup simplement décider de s’en foutre, d’en prendre son parti plutôt que de gâcher son plaisir, d’aller soi même au bar demander son detox préféré, se faufiler entre ombre et lumière, grimper avec le précieux breuvage jusqu’à sa chambre, s’en aller le siroter sur sa terrasse dans son hamac, un bouquin à la main, les avions pourront passer au-dessus de la tête comme le reste, on s’amusera alors à les compter à imaginer les vies qui vont avec, ceux qui arrivent encore vierges de leurs désirs de vacances.

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SCORPIOS INSIDE | photo © Mr. TRIPPER
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LA BOUTIQUE | photo © Mr. TRIPPER
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SCORPIOS IOUTSIDE | photo © Mr. TRIPPER
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DÉTAILS | photo © Mr. TRIPPER
Peut-être seront-ils là bientôt dévalant la pente les menant à Paradise et son vacarme assourdissant dans la baie voisine, qu’importe ! On a pour soi sa musique dans les oreilles, rien ne nous atteint, la mer, elle, est bien là en contrebas, bleue, immense et irréelle. Tout à l’heure, on y retournera piquer une tête sur la plateforme de bois en contrebas, comme ce matin à la fraîche, on aura pris avec soi sa serviette sur l’épaule comme quand on était plus jeune, on remontera le cheveu mouillé pour un déjeuner à l’ombre des claustras et des persiennes entrouvertes sur le bleu de la mer Egée, là où tout est frais et bon, des pates aux pains maison en passant par cette buratta d’anthologie comme tous les produits d’Ombrie de cette Cantina toute simple. On aura raté l’heure des petits déjeuners sans reproche mais on passera plus vite d’un hamac à un lit de repos ou à un pouf géant à laisser glisser sur l’eau de la piscine dont on détestera la bandeau ornant le fond mais qui nous rappellera les temps ou David Hockney régnait en maître sur l’art de sa génération. On montera les escaliers de châteaux imaginaires en forme de trulli, on comptera les pots de grès blanchi à la chaux ou en terres vernissées noires chauffés au soleil, fil rouge des lieux, puis on ira repu s’affaler dans un de ces « beds » en osiers où on fera le plein de coussins et on attendra que le soleil finisse sa course en faisant danser sa lumière dans les flots ou alors on s’assiéra sur les murets de pierre sèche de la chapelle où un mariage viendra d’être célébré pour profiter des derniers rayons qui brulent les alentours. Puis, on aura cette envie pressante de filer sous la douche se dessaler, passer un truc cool et redescendre le chemin de ronde ou couper à travers champs pour rejoindre Scorpios, danser sur les premières vibes de la soirée qui démarre au moment où les lampions se mettent eux aussi à danser avec le soleil. Car la seule question qui taraude d’une journée à l’autre est de devoir choisir entre la piscine et la plage ?

Goûter à l’ensorcelante Scorpios n’est pas sans risque, celui qui y descend pourrait ne plus jamais en revenir.

Goûter à l’ensorcelante Scorpios n’est pas sans risque, celui qui y descend pourrait ne plus jamais en revenir. Dans ce lieu véritablement unique, vivant des premières heures du matin jusque tard dans la nuit, tout dépasse l’entendement. Jamais une plage n’aura porté la simplicité et l’évidence de son propos avec autant de talent(s). DJ’s, baristas, cuisiniers, serveurs, ils sont quelques 150 magiciens à y ouvrir sans relâche les chakras du plaisir avec une programmation culinaire et musicale impossible à décrire dans ses moindres détails sauf à rallonger encore ce compte-rendu d’une expérience qui ne s’explique pas mais se vit. Les détails de Sans Giorgio qu’on ne tolérerait pourtant pas ailleurs disparaissent alors comme par enchantement. Impossible d’en expliquer le tour de passe passe. De ces lieux où la subjectivité finit par donner raison, on en connaît tous d’autres. Ils n’ont peut-être qu’une seule limite, celle du prix. Car évidemment autour de 230€ en début ou en fin de saison (150€ l’année de son ouverture), on trouve cela formidable mais à 500€ voire 1.000€ la nuit pour l’unique Suite Formosa, tout à coup, cela ne fait plus de sens. On atteint alors les limites du genre « cheap & chic » comme on prend les risque de blesser les cœurs attachés à ce néanmoins Very Best Hotel. De toute façon juillet et août auront déjà été bookés près d’un an à l’avance tant le succès ne se dément pas. San Giorgio Mykonos, c’est quand l’objectivité donne tort et la subjectivité raison.

Mykonos en mode cool

Membre Design Hotels™ | 32 chambres et 2 suites de 25 à 55m2 | 6 catégories | Véranda de préférence notamment N°85 à 88 pour la vue sur la mer

Paraga, Mykonos 84600,  Grèce Aéroport de Mykonos, JMK  | Itinéraire : rome2rio.com

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Ouvert de mai à octobre 

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Let’s goWhy notNo way 

Thomas Heyne et Mario Hertel, propriétaires | Michael Schickinger et Annabell Kutucu, designers (San Giorgio) | Dimitris & Konstantinos Karampatakis K-studio (Scorpios) | Alexis Zopa, chef exécutif | Athinagoras Kostakos, conseiller culinaire

Esprit club et maison, “beach club” Scorpios exceptionnel, chapelle sur site, boutique Caravana, cuisine remarquable,…  

À partir de 235€ TTC en basse-saison et 370€ en haute saison la Chambre Basico, de 860€ à 1020€ la Famosa Suite | Petit-déjeuner et  Wifi inclus | Transferts aéroport offerts