ORIENT-EXPRESS SE MANIFESTE À NOUVEAU

Un secrétaire, un service à café, des lanternes, une tapisserie, un nécessaire d’écriture et un sac qui n’a rien d’un fourre-tout. Derrière cet inventaire à la Prévert, se dessine le portrait en creux d’une marque plus que centenaire en quête de son renouveau et d’imprimer encore plus durablement l’étendue de son territoire.

Ceux qui m'aiment prendront le train !


À travers la création de ces 6 objets manifestes, Pierre Alain Cornaz, son nouveau directeur artistique, nous embarque pour un voyage imaginaire dans le temps, quand le temps faisait encore sens et que l’on en prenait pour soi, quand la lenteur avait ses vertus, quand le visionnaire Georges Lambert Nagelmakers révolutionnait le voyage en train et mettait l’Orient à la porte de nos rêves d’ailleurs. Grâce aux artisans d’art qui en ont assuré la réalisation aussi rigoureuse que luxueuse ce temps du voyage, de l’échange, de l’écriture ou de la découverte revit aujourd’hui sans d’autre référence au passé que la modernité qui seyait alors au lancement de ce train mythique il y a 140 ans.

S’ils en réinterprètent certains codes, le sac 48h double peau jaune safran à fermoir bijou, le service à café en faïence blanche tournée main par Claude Aeillo, le nécessaire d’écriture en alligator sauvage, le secrétaire laqué bleu nuit avec sa banquette escamotable de Domeau & Pérès, les trois lanternes de bambou tressées à Taïwan comme la tapisserie soie laine et cachemire vert impérial tissée par Cogolin, tous édités en seulement 12 exemplaires, se font surtout l’écho de leur siècle offrant à Orient-Express, puisque c’est bien d’elle dont il s’agit, une résonance nouvelle.
En attendant son retour sur les rails sous une forme et une durée qui restent encore à déterminer, Orient Express poursuit le chemin initié en 2015 à la rencontre de lieux rares, d’expériences inédites et aujourd’hui d’objets encore plus remarquables. Présentés lors de l’Edition 2016 de la FIAC en Octobre dernier, en même temps qu’une pendulette réalisée par Cartier et un livre compilé par Assouline sur la légende du train, ces objets dits manifestes ravivent furieusement le désir du voyage qui conduisait autrefois de Paris à Istanbul en passant par Vienne, Budapest et Venise. Les 52 diners organisés cet été sous la houlette de Yannick Alléno à bord de la voiture restaurant signée Lalique et Prou auront finalement eu un goût de trop peu.

Cette nouvelle invitation à un voyage aussi inspiré qu’inspirant n’a cette fois pas de prix affiché mais se distingue autant par un chiffre, O-E, que par des coordonnées uniques, 48″51’59.68 2″18′ 41.88, qui font d’Orient-Express une nouvelle marque de luxe avec laquelle il faudra désormais, non pas compter mais rêver !