SOUNDS TO TAKE AWAY… WINTER 2017

Nous y voilà ! 21 décembre, la nuit la plus longue et le début officiel de l’hiver. Pour aider à passer le cap, il fallait bien une petite playlist* de derrière les fagots. Voici donc 15 nouveaux “sounds to take away” à enchainer sans relâche au coin du feu, sous la couette ou là-haut sur la montagne. On commencera cette ballade avec les mots enveloppants de Barbara récités par la troublante Juliette Binoche accompagnée par Alexandre Tharaud au piano sur l’album-hommage remarquable que lui consacre ce dernier pour finir avec une balade, avec un seul l cette fois, sur le Bosphore, morceau de bravoure et d’extase signé Peter Broderick, le frère de musique de Nils Frahm.

Winter time !

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Entre les deux, on naviguera entre deux eaux ou “Two leaves” comme sur le nouvel EP du duo déjanté d’Empire The Sun. On embarquera pas tout à fait « alone » pour Babylone avec Jane Birkin et surtout un orchestre symphonique au grand complet. On se perdra dans un nocturne susurré par Daho qui signe avec Blitz un retour fracassant. On se laissera gagner un peu par l’amour de Fyfe aka Paul Dixon et la version acoustique de son tube « Love you more ».

On se régalera “Du goût du sel et des larmes” des Brigitte qui se mettent enfin à nues avec leur élégance coutumière. On en profitera pour se donner des conseils à soi-même comme le désormais très sage et impeccable songwriter Jay-Jay Johanson. On apprendra par cœur “La science du cœur” enseignée par le très habité et canadien francophone Pierre Lapointe. Contrairement à ce que laisserait supposer son titre « Ring-A-Ring O’ Roses », on suivra en français et pas à pas Charlotte Gainsbourg nous conter les différents âges de la vie dans ce qui s’impose comme l’un de ses albums les plus réussis.
On s’envolera aussi vers des cimes de mélancolie sous les accords argentés et glaciaux du “Silvery” de Novo Amor & Edd Tulett avant de s’abandonner aux accents slaves de Manysheva et de son premier EP impeccable. On prendra garde de ne pas se noyer dans “River”, le dernier et bouleversant volet de la série « echolocations » du violoniste folk Andrew Bird mais peut-être aurons-nous déjà quittés la terre ferme, portés par les mélopées a priori classiques du premier album solo déconcertant d’Hogni, auparavant membre des GusGus.

Qu’importe, car nous aurons laissé derrière nous, fêtes obligent, un peu de l’or de ces « Gold Junkies » que nous sommes et que raillent de sa voix inoubliable Mélanie de Biasio.

*Comme toujours disponible sur SUMMER 2017.